ABSTRACT

The Upper Jurassic - Lower Cretaceous Mist Mountain Formation at Eagle Mountain in southeastern British Columbia comprises a nonmarine succession 550 m thick that includes 15 major coal seams. Three informal units are distinguished. Unit I is up to 70 m thick and is composed of massive sandstone, interbedded sandstone, siltstone, mudstone, and coal. Coal seams 1 and 2 at the base of the unit are interpreted as deposits of coastal peat swamps that developed behind beach and dune ridge deposits of the underlying Morrissey Formation. Overlying and partly coeval with coal seam 2 is a major northwest-southeast trending sandstone interval interpreted as point-bar deposits of meandering streams. Crevasse splay and overbank deposits of the channel system flooded adjacent peat swamps (seams 2 and 3) forming major partings in the coal. Unit II comprises a 200-m succession of massive sandstone, coal and interbedded siltstone, sandstone and mudstone that accumulated in a fluvial-floodplain environment. Three major channel systems that trended northeast-southwest successively occupied the Eagle Mountain area. Peat swamps (seams 4-8) were frequently flooded by coexisting rivers resulting in major partings in the coal. Unit III consists of interbedded sandstone, siltstone, shale and coal up to 250 m thick that was deposited in a floodplain environment. As no major rivers were located in the area, thick peats (seams 10-15) were able to accumulate.

Economically important coal seams occur in all three units. The coal seams are thicker, more abundant and laterally less continuous in the upper part of the sequence. Their geometry is influenced by the presence of adjacent channels which have locally thinned or washed out some seams. The effect of differential compaction on coal seam geometry is variable; some seams thin over paleochannels whereas others are thicker and/or contain fewer partings. The ash content of most coals shows no predictable lateral or vertical variation that can be related to the over-all sedimentology. The sulfur content of all seams is low (<1%), suggesting the absence of marine influence during peat accumulation. A general increase in vitrinite and decrease in inertinite and semi-inert macerals from the base to the top of the studied sequence may reflect a greater herbaceous content of coastal marsh-swamp complexes at the base.

RÉSUMÉ

La formation Mist Mountain du Jurassique supérieur - Crétacé inférieur dans le sud-est de la Colombie-Britannique, est composée d’une succession de couches continentales d’une épaisseur de 550 m, incluant 15 principaux filons de charbon. On distingue trois unités non officielles dans la séquence stratigraphique.,L’unité I, la plus basse, a jusqu’à 70 m d’épaisseur et est composée de grès massif, grès interstratifié, microgrès, argile et charbon. Les filons de charbon 1 et 2, situés à la base de cette unité, sont interprétés comme dépôts de marécages à tourbe côtiers, qui se formèrent derrière les dépôts de plage et de chaînes de dunes de la formation Morrissey sous-jacente. Sur-jacent et en partie contemporain du filon de charbon 2, on retrouve un important réseau de chenaux à direction nord-ouest/sud-est interprété comme dépôt de rivières à méandres. Des dépôts d’évasement (“crevasse splays”) et des dépôts alluviaux d’innondation de ce réseau de chenaux inondèrent les marécages à tourbe adjacents (filons 2 et 3), produisant des séparations importantes dans le charbon. L’unité II est composée d’une succession de 200 m de grès massif, charbon et microgrès, grès et argile interstratifiés, qui s’accumulèrent dans un milieu de plaine d’inondation. Trois principaux réseaux de chenaux, de direction nord-est/sud-ouest, occupèrent successivement la région sous étude. Des marécages de tourbe (filons 4 à 8) furent fréquemment inondés par des rivières co-existantes. L’unité III est une succession d’intercalations de grès, microgrès, argile et charbon jusqu’à 250 m d’épaisseur et qui fut deposée dans un milieu de plaine d’inondation. Aucune rivière importante fut localisée dans la région étudiée et d’épais dépôts de tourbe s’accumulèrent (filons 10 à 15).

Des filons de charbon importants du point de vue économique se trouvent dans les trois unités. En général, les filons de charbon sont plus épais, plus nombreux et latéralement moins continus dans la partie supérieure de la séquence. La géométrie des filons est fortement influencée par la présence de chenaux adjacents qui ont, à certains endroits, aminci ou érodé certains filons. L’effet de la compaction différentielle sur la géométrie des filons de charbon varie. Certains filons s’amincissent au-dessus de paléo-cheneaux (c.’-à-d, filon 9), on suppose à cause de la subsidence moindre du grès de chenal et donc moins d’accumulation nette de tourbe, alors que sur-jacent à d’autres paléo-chenaux certains filons sont plus épais et/ou contiennent moins de plans de stratification (filons 7, 11 et 13), reflétant selon toute apparence des conditions d’assèchement plus propices à l’accumulation in-situ de la tourbe. La teneur en cendres du charbon ne montre aucune variation prévisible, tant latérale que verticale, et en abondance telle qu’elle puisse être reliée à la sédimentologie, à l’exception du filon 12. La teneur en soufre dans tous les filons est basse (<1%), suggérant le manque d’influence marine ou saumâtre durant l’accumulation de la tourbe. De la base jusqu’au haut de la séquence étudiée, il y a un accroissement général de vitrinite, et une décroissance d’inertinite et de macéraux semi-inertes, ce qui pourrait refléter une teneur herbacée plus élévée de la tourbe formant la végétation de la base.

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