Abstract

Around the Adirondack (New York) and Morin (Quebec) anorthosite masses the assemblage orthopyroxene–plagioclase is replaced to some extent by the compositionally equivalent assemblage garnet-plagioclase(less calcic)-quartz(-clinopyroxene). Although the transformation is partial, the latter assemblage has been considered typomorphic for metamorphism of the (hornblende-) garnet–clinopyroxene subfacies. Characteristic for this "subfacies" are the symplectites of garnet and quartz that commonly separate (i) orthopyroxene from plagioclase and/or (ii) iron oxide from plagioclase. Clinopyroxene is generally present in rocks either with or without the symplectites.Published experimental work shows that an increase in load pressure toward the anorthosite masses at constant or slightly increasing temperature could account for the symplectites in and around these masses, and their absence remote from them. There is, however, very little independent consistent evidence for such an increase in load pressure.We offer as an alternative the explanation that the anorthosite–mangerite suite completed solidification under a load pressure of the order of 8–10 kb and retarded regional cooling sufficiently to permit the garnet–quartz-forming reactions to take place, in itself and in contiguous rocks. This explanation is supported by the fabric of the rocks, suggesting syn- and late-kinematic (re-) crystallization in the hornblende–orthopyroxene–plagioclase subfacies, and partial postkinematic adjustment to the physical conditions of the hornblende–garnet–clinopyroxene "subfacies".

Autour des massifs d'anorthosite de Morin (Québec) et des Adirondacks (New York) l'assemblage orthopyroxene–plagioclase est partiellement remplacé par l'assemblage grenat – quartz – plagioclase moins calcique-(clinopyroxène). Bien qu'issu d'une réaction incomplète, ce dernier a été considéré typomorphe d'un sous-faciès : le sous-faciès (hornblende) – grenat – clinopyroxène. Les symplectites grenat–quartz qui se développent couramment entre l'orthopyroxène ou les oxydes de fer et les plagioclases sont caractéristiques de ce sous-faciès. Le clinopyroxène est presque toujours présent, dans les roches avec ou sans symplectites.Si l'on se base sur les récents travaux expérimentaux portant sur des réactions semblables à celles qui donnent les symplectites grenat–quartz leur apparition à l'approche de l'anorthosite peut s'expliquer par une augmentation de pression, à température constante ou légèrement croissante. Il n'y a cependant pas d'autre evidence d'une telle augmentation de pression.Une autre explication peut être proposée, suivant laquelle, la suite intrusive anorthosite–mangerite, cristallisant sous une pression de l'ordre de 8 à 10 kb a retardé suffisamment le refroidissement régional pour permettre la formation du grenat et du quartz aussi bien dans les roches intrusives que dans leur voisinage immédiat.La texture des roches est en accord avec ce schéma; elle suggère une cristallisation et une recristallisation syn et tardi cinématique dans des conditions du sous-faciès (hornblende) – orthopyroxène – plagioclase, et un réajustement partiel, postcinématique, dans les conditions du sous-faciès (hornblende) – grenat – clinopyroxène.