Normally magnetized dikes and reversely magnetized sills of Neohelikian age near the northwest shore of Lake Superior form two distinct paleomagnetic groups with mean pole positions of 179° W, 35° N, and 140° W, 47° N respectively. Thermal and alternating field demagnetization and the study of magnetic properties and opaque minerals indicate that directions of magnetization of these rocks were acquired at the time of their intrusion. Field evidence suggests that the sills are older than the dikes and radiogenic age determinations indicate that the intrusion of both occurred between 1000 and 1100 m.y. ago.These pole positions, together with those for the Franklin intrusions pole at 167° E, 08° N (675 m.y.), the Abitibi dikes, at 134° W, 27° N (1150 m.y.), and the Mackenzie igneous events, at 171° W, 4° N (1200 m.y.) are used to define the Logan Loop, the path that the pole took in Neohelikian time relative to the Canadian Shield. Other poles well defined magnetically, but less well dated, from rocks of this era, fit the curve quite well.Analysis of available data supports the hypothesis that the relative polar movement that gave rise to the Logan Loop was preceded and followed by polar stability vis à vis North America, whereas polar movement may have been quite rapid during the formation of the loop, which coincided with the time of the Grenvillian orogeny. Comparison of the depositional environment of Neohelikian rocks of the Canadian Shield with their probable paleolatitude as indicated by the 5 key points on Logan Loop should provide a test for the validity of this movement.

L'aimantation de dykes et sills néohélikiens (la partie supérieure du Protérozoique Moyen) provenant de la rive nord-occidentale du Lac Supérieur est étudiée. Des dykes à aimantation normale et des sills à aimantation inverse forment deux groupes de paléopôles distincts qui sont respectivement situés à 179° W, 35° N et 140° W, 47° N.La désaimantation thermique et par champ alternatif, de même que les propriétés magnétiques des minéraux opaques, indiquent que l'aimantation de ces roches fut acquise durant leur intrusion. Bien que sur le terrain, on observe que les dykes sont plus jeunes que les sills, leur âge radiogénique apparent est semblable et oscille entre 1000 et 1100 millions d'années.Les positions de ces pôles, jointes à celles des intrusions de Franklin (167° E, 08° N, à 675 millions d'années), des dykes de l'Abitibi (134° W, 27° N, pour 1150 millions d'années) et des intrusions du Mackenzie (171° W, 4° N pour 1200 millions d'années) définissent la "Boucle de Logan", le chemin parcouru par le pôle néokélikien pa-rapport au Bouclier Canadien.D'autres pôles de la région, bien définis magnétiquement, mais moins bien datés, semblent se placer sur la courbe sans difficulté. L'analyse des données indique que les mouvements polaires suivant la "Boucle de Logan" ont été précédés, puis suivis d'une période de stabilité. Par contre, les mouvements polaires, rapides au moment de la "Boucle de Logan", coincident avec l'orogenèse grenvilienne.La comparaison des paléoenvironnements des roches néohélikiennes du Bouclier Canadien, avec leur paléolatitude probable indiquée par 5 points cruciaux de la "Boucle de Logan", devrait fournir un critère permettant de vérifier la validité de ces mouvements.