Abstract

Ichnofossils (burrow casts) and fossils from an extinct form of prairie dog, Cynomys niobrarius churcherii, in the Hand Hills of south-central Alberta, have provided an important Late Pleistocene stratigraphic marker. The marker fossils provide relative and chronostratigraphic (radiocarbon) ages for nonglacial, periglacial, glacial, and glaciotectonic events and environments in the region. The high-elevation, hilltop position of the fossil sites (~200 m above the surrounding plains) permits reliable extrapolations of glacial environments to the surrounding region. The burrow casts were preserved by infilling from surrounding and overlying sediments through processes of inwashing and animal activity. Three thousand bones, primarily of the extinct prairie dog Cynomys niobrarius churcherii, were recovered from one site, and several hundred more from other locations. Accelerator radiocarbon dates (AMS) on bone collagen show that the prairie dogs lived in the area from at least

33 000 BP to around 22 000 BP. Prairie dog burrow casts crosscut well-developed periglacial structures and stratigraphically underlie all glacial sediments, indicating that harsh periglacial environments preceded their colonization and that the region was later submerged by Laurentide ice. Deformed sediments, 0.5 to 1.5 m thick, were found throughout the upland. The products of deformation overlie, truncate, and (or) incorporate burrow casts, indicating that only limited erosion and glacial deformation occurred during glaciation. Reconstructed ice sheet profiles show a northwest-southeast flow that could only have been achieved by coalescent Laurentide and Cordilleran ice sheets. This demonstrates that a theoretical "ice-free corridor" that some think persisted between the ice sheets during the Late Wisconsin "maximum," did not exist.

Les ichnofossiles (terriers) et les fossiles d'une forme disparue de chien de prairie, Cynomys niobrarius churcherii, dans les Hand Hills de la partie centre-sud de l'Alberta, ont fourni un important marqueur stratigraphique pour le Pléistocène tardif. Les fossiles marqueurs permettent d'attribuer des âges relatifs et chronostratigraphiques (radiocarbone) aux événements nonglaciaires, périglaciaires, glaciaires et glaciotectoniques, ainsi qu'aux habitats de cette région. Le fait que les sites de fossiles sont limités aux sommets des collines, c'est-à-dire à une altitude élevée (~200 m au-dessus des plaines environnantes), permet d'extrapoler avec fiabilité les différents environnements glaciaires de la région qui entoure ces sites fossilifères. La préservation des terriers est due à leur remplissage par des sédiments provenant directement des environs, ou par d'autres sédiments sus-jacents, et aussi au délavage et à l'activité animale. Trois mille ossements, livrés principalement par l'espèce éteinte du chien de prairie Cynomys niobrarius churcherii, ont été collectés sur un site particulier, en plus on a récupéré sur d'autres sites plusieurs centaines d'ossements additionnels. Les âges au radiocarbone sur collagène des os, mesurés par accélérateur de particules (AMS), révèlent que les chiens de prairie ont vécu dans la région à partir d'au moins 33 000 ans avant le Présent, et jusque vers 22 000 ans avant le Présent. Les terriers des chiens de prairie recoupent des structures périglaciaires bien développées et ils apparaissent stratigraphiquement en dessous de tous les sédiments glaciaires, ce qui signifie que des conditions périglaciaires rudes précédèrent leur colonisation, et que la région fut ultérieurement submergée par la calotte laurentidienne. On a observé dans toutes les hautes terres des sédiments déformés, avec une épaisseur variant de 0,5 à 1,5 mètres. Les structures de déformation chevauchent, tronquent, et (ou) incorporent des terriers fossiles, ce qui indique une érosion limitée et une déformation glaciaire créée durant l'englaciation. La reconstitution des profils de la nappe glaciaire indique une direction d'écoulement nord-ouest - sud-est qui aurait été impossible sans l'union des calottes glaciaires Laurentide et Cordillère. Cette étude démontre que l'existence d'un « corridor libre de glace » théorique, invoqué par certains auteurs entre les deux calottes glaciaires, durant l'apogée de la glaciation au Wisconsinien tardif, n'a jamais existé.[Traduit par la Rédaction]