Major reverse faults associated with the late compressional phase of the 1.1 Ga Midcontinent rift in the western Lake Superior region appear to cut across the rift at the eastern end of the lake and join with reverse faults on the eastern shoreline, defined on the basis of geological and potential field data. The continuation of the faults across eastern Lake Superior is inferred on evidence drawn from nearshore shipborne magnetic surveys together with new interpretations of published bathymetric and GLIMPCE aeromagnetic data. In the Archean Superior Province about 100 km east of Lake Superior, paleomagnetic and petrographic data from the 2.45 Ga Matachewan dyke swarm show that the Kapuskasing Zone, a narrow belt of uplifted crust, can be extended to within 50 km of the Lake Superior shoreline and has bounding reverse faults that are almost continuous with two faults of similar dip and sense of displacement that define the inversion of the Midcontinent rift in the central and western parts of the lake. Since the Kapuskasing Zone is dominantly a Paleoproterozoic (about 1.9 Ga) structure, the continuity suggests that the Lake Superior faults, whose last major activity was during the Grenville Orogen, may represent reactivation of much older faults that were part of an extended Kapuskasing structure. Within the Superior Province to the north and east of Lake Superior, published radiometric data on biotites suggest a series of alternating crustal blocks of varying tectonic stability, separated by northeast-trending faults. The Lake Superior segment of the Midcontinent rift developed within the most unstable block, bounded by the Gravel River fault to the northwest and the Ivanhoe Lake fault (the eastern margin of the Kapuskasing Zone) to the southeast.

Les failles inverses majeures associées à la phase de compression tardive du rift Midcontinental âgé de 1,1 Ga dans la région occidentale du lac Supérieur, intersectent le rift à l'extrémité orientale du lac, et elles se joignent aux failles inverses sur la rive orientale du lac déduites de l'interprétation des données de la géologie et du champ de potentiel. La continuation de ces failles au travers la région orientale du lac Supérieur est divulguée par les levés magnétiques du littoral effectués sur navire, couplés aux dernières interprétations des données aéromagnétiques et bathymétriques du transect GLIMPCE. Dans la Province du Supérieur archéenne, à environ 100 km à l'est du lac Supérieur, les études pétrographiques et paléomagnétiques de l'essaim de dykes de Matachewan, âgés de 2,45 Ga, révèlent que la Zone de Kapuskasing, une étroite bande de croûte soulevée, peut être prolongée jusqu'à 50 km de la ligne de rivage du lac Supérieur, et qu'elle est limitée par les failles bordières inverses quasiment en continuité avec deux autres failles de même pendage et sens de déplacement, qui servent à définir l'inversion du rift Midcontinental dans les régions centrale et occidentale du lac. Vu que la Zone de Kapuskasing est principalement une suture datant du Paléoprotérozoïque (autour de 1,9 Ga), cette continuité suggère que les failles du lac Supérieur, dont la dernière période d'activité majeure faisait partie de l'orogenèse grenvillienne, peut être le reflet d'une réactivation des failles beaucoup plus anciennes dans la structure rallongée de Kapuskasing. Dans la Province du Supérieur, au nord et à l'est du lac Supérieur, les données radiométriques publiées pour les biotites suggèrent l'existence d'une série de blocs crustaux alternés, avec une stabilité tectonique variable, et séparés par des failles de direction nord-est. Le segment du lac Supérieur du rift Midcontinental qui s'est développé dans le bloc le plus instable, est bordé au nord-ouest par la faille de Gravel River et au sud-ouest par la faille d'Ivanhoe Lake (la marge orientale de la Zone de Kapuskasing). [Traduit par la rédaction]