The Karelian epoch of tectono-magmatic activity resulted in an intensive structural–tectonic rearrangement of Archean crustal blocks, origination, development, and orogenesis of the Pechenga – Varzuga belt. Being emplaced on the Archean crust of the continental type, the Pechenga – Varzuga belt is an intracontinental paleorift system formed during four stages: prerifting (2.55–2.30 Ga), early rifting (2.30–2.20 Ga), late rifting (2.20–1.95 Ga), and orogenic (1.95–1.70 Ga). During the stage of 2.55–2.30 Ga, as a result of formation of an extensive asthenolens whose projection to the surface covered most of the Kola – Lapland – Karelian province, there appeared paleoaulacogen depressions and mantle and crustal magma associations with normal alkalinity: gabbronorite dykes (2.55–2.40 Ga), low-Ti picrite–basalt (2.45–2.41 Ga), basalt, andesite–basalt (initial 87Sr/86Sr = 0.7042) and dacite volcanics, peridotite–pyroxenite–gabbronorite (2.50–2.43 Ga, εNd = −1, −2), lherzolite–gabbronorite (or drusite) (2.45 Ga), and gabbro–anorthosite (2.45 Ga) layered intrusions characterized by chromite, platinum, and titanomagnetite mineralization. As the rocks of Archean blocks were generally warmed up, intracrustal chambers of granitoid magmas were common. During the stage of 2.30–2.20 Ga, the asthenolens broke up and differentiation of its fragments significantly increased. Over the most heated fragments, the paleorift system (Pechenga–Varzuga belt) appeared, accompanied by generation of mantle melts with higher alkalinity (volcanic series of picrite – trachybasalt – trachyandesitic basalts, 87Sr/86Sr = 0.7035). During the third stage (2.20–1.95 Ga), rifting reached its maximum owing to intense sinistral fault-rifting, and mantle sources of deep ferropicritic (87Sr/86Sr = 0.7032; εNd = +1.6) and shallow tholeiitic basalt (87Sr/86Sr = 0.7021) melts formed at different depths; eruption of these magmas gave rise to thick volcanic sequences (1.98 Ga), Ni – Cu-bearing differentiated gabbro–wehrlite intrusions (1.98–1.90 Ga, 87Sr/86Sr = 0.7029; εNd = +1.5), and cogenetic, peridotite – olivine gabbro dyke swarms (1.96 Ga, εNd = +1.4), which are characterized by the elevated Fe, Ti, P, and light rare earth element contents. Intrusions of sulfide-bearing gabbronorite and websterite formed in the Lapland–Kolvitsa granulite belt, which experienced collision and high-grade (6–10 kbar (1 kbar = 100 MPa)) metamorphism. During the final stage (1.95–1.70 Ga), enclosure and orogenesis of the paleorift system took place; these events were accompanied by extensive development of mixed mantle–crustal and crustal sources, the formation of calc-alkaline volcanic and sedimentary orogenic associations, and the emplacement of P–Ti-bearing alkaline gabbro – nepheline syenite and U – Mo-bearing monzonite–granodiorite intrusions.

L'époque d'activité tectono-magmatique durant le Karelien est marquée par le réarrangement structural–tectonique de blocs crustaux archéens, la naissance, le développement et l'orogenèse de la zone de Pechenga–Varzuga. La zone de Pechenga–Varzuga étant mise en place sur la croûte archéenne de type continental, représente un système de paléorift intracontinental dont le développement comprend quatre stades : anté-rift (2,55–2,30 Ga), rift précoce (2,30–2,20 Ga), rift tardif (2,20–1,95 Ga) et orogénique (1,95–1,70 Ga). Durant le stade 2,55–2,30 Ga, suite à la formation d'une importante quantité d'asthénolites et de leur protection en surface pour couvrir la majeure partie de la province de Kola–Lapland–Karelien, sont apparues des dépressions paléoaucalogènes et des associations magmatiques du manteau et de la croûte d'alcalinité normale produisant : dykes de gabbronorite (2,55–2,40 Ga), picrite–basalte à faible teneur de Ti (2,45–2,41 Ga), basalte, andésite–basalte (87Sr/86Sr initial = 0,7042) et volcanites dacitiques, péridotite–pyroxénite–gabbronorite (2,50–2,43 Ga, εNd = −1, −2), lherzolite–gabbronorite (ou drusite) (2,45 Ga) et des intrusions stratifiées de gabbro–anorthosite (2,45 Ga) caractérisées par une minéralisation de chromite, platine et titanomagnétite. Il s'est formé durant la phase d'élévation de la température des blocs archéens de nombreuses chambres intracrustales de magmas granitoïdes. Durant le stade de 2,30–2,20 Ga, les masses d'asthénolites se sont fragmentées et il se produisit une accélération significative de la différenciation magmatique dans les masses séparées. Le système de paléorift de la zone de Pechenga–Varzuga est apparu au-dessus des masses où les températures étaient les plus élevées, son développement fut accompagné de la génération de magmas mantelliques avec une alcalinité plus élevée (séries volcaniques de picrite – trachybasalte – basaltes trachyandésitiques, 87Sr/86Sr = 0,7035). Durant le troisième stade (2,20–1,95 Ga), le rift a atteint son épanouissement maximum dû au développement intense des failles senestres du rift, et aux sources mantelliques des magmas de basaltes ferropicritiques profonds (87Sr/86Sr = 0,7032; εNd = +1,6) et des basaltes tholéiitiques peu profonds (87Sr/86Sr = 0,7021) formés à différentes profondeurs; l'éruption de ces magmas a donné naissance à d'épaisses séquences volcaniques (1,98 Ga), à des intrusions différenciées de gabbro–wehrlite contenant du Ni et Cu (1,98–1,90 Ga, 87Sr/86Sr = 0,7029; εNd = +1,5) et à des essaims de dykes cogénétiques de péridotite – gabbro à olivine (1,96 Ga, εNd = +1,4), qui sont caractérisés par des teneurs élevées de Fe, Ti, P et de terres rares légères. Un évènement de collision et une altération métamorphique de degré élevé (6–10 kbar (1 kbar = 100 MPa)) ont affecté les intrusions de gabbronorite et websterite sulfurées, formées dans la zone à granulites de Lapland–Kolvitsa. Durant le stade terminal (1,95–1,70 Ga), il y a eu fermeture et orogenèse du système de paléorift; ces événements furent accompagnés de la formation abondante de magmas mélangés provenant du manteau–croûte et de la croûte, et de la formation des associations orogéniques calco-alcalines volcaniques et sédimentaires, de la mise en place de gabbro alcalin – syénite à néphéline contenant P–Ti, et des intrusions de monzonite–granodiorite contenant U – Mo. [Traduit par la rédaction]