A stratigraphic sequence of unconsolidated sediments ranging in age from Late Pliocene to Late Pleistocene is recorded in the Canyon Ranges of the Mackenzie Mountains. Three of the sections (Katherine Creek, Little Bear River, and Inlin Brook) expose bedrock and Tertiary gravel overlain by colluvium and a multiple till sequence of montane origin, separated by paleosols and capped by a till of Laurentide origin. The sections are correlated on the basis of lithology, paleosol development, paleomagnetism, and chlorine dating of surface boulder erratics. A formal stratigraphic nomenclature is proposed for the deposits of this region. The sequence of glacial tills separated by paleosols reflects a long record of glacial–interglacial cycles. Soil properties from the oldest paleosol to modern soil show a general decrease in the degree of soil development, suggesting a progressive deterioration of interglacial climatic conditions. A normal–reverse–normal sequence of remanent magnetization was determined within the stratigraphic succession and assigned to the Gauss–Matuyama–Brunhes chrons, respectively. A Gauss age was assigned to the basal colluvium, an early Matuyama age (including Olduvai) to the first two tills, and a Brunhes age to the last three tills. Laurentide deposits are of Late Wisconsinan age and are restricted to the uppermost part of the stratigraphic succession. Chlorine dates for surface boulders place the all-time limit of the Laurentide Ice Sheet at about 30 ka. The Late Wisconsinan Laurentide Ice Sheet was the only continental ice to reach the Mackenzie and Richardson mountains of the northern Cordillera.

Une séquence stratigraphique de sédiments meubles, d'âge variant du Pliocène tardif au Pléistocène tardif, a été identifiée dans les chaînons Canyon des monts Mackenzie. Dans trois des coupes (Katherine Creek, Little Bear River et Inlin Brook), on observe le socle rocheux et les graviers tertiaires recouverts par des colluvions, ensuite d'une séquence formée de plusieurs tills d'origine montanienne séparés par des paléosols, et finalement le tout est chapeauté par un till laurentidien. Les mises en corrélation sont fondées sur les données de la lithologie, du degré de développement des paléosols, du paléomagnétisme et de la datation au chlore sur surface de blocs erratiques. Une nomenclature stratigraphique formelle est proposée pour les dépôts de cette région. La séquence de tills glaciaires séparés par les paléosols fournit un registre étendu des cycles de type glaciaire–interglaciaire. Les propriétés des sols, allant des plus anciens aux plus récents, montrent généralement une diminution du degré de développement des sols, ce qui suggère une détérioration progressive des conditions climatiques interglaciaires. La triple séquence d'aimantation rémanente « normale–inverse–normale » caractérisant la succession stratigraphique est assignée aux chrons de Gauss–Matuyama–Brunhes, respectivement. Un âge de Gauss a été attribué aux colluvions basales, un âge de Matuyama précoce (incluant Olduvai) aux deux premiers tills et un âge de Brunhes aux trois derniers tills. Les dépôts laurentidiens sont d'âge Wisconsinien tardif, et ils sont restreints à la partie sommitale de la succession stratigraphique. Les dates au chlore sur surface de blocs placent chaque fois l'âge limite de l'Inlandsis laurentidien vers 30 ka. L'Inlandsis laurentidien au Wisconsinien tardif fut la seule calotte glaciaire continentale à atteindre les monts Mackenzie et Richardson de la Cordillère septentrionale. [Traduit par la rédaction]