The postglacial sedimentary environment of Moose Lake was investigated using 3.5 kHz subbottom profiles and cores from the sediment surface. A late phase in the deglaciation of the upper Fraser River valley involved a valley glacier that flowed east to west and that terminated near the present-day outlet of Moose Lake. The overdeepened Fraser valley was infilled with ice-contact sediments, including terminal and recessional moraines, thereby damming westward drainage and forming Moose Lake. Eastward glacier retreat resulted in the deposition of ice blocks in the shallow west zone of the lake, where subsequent melting disturbed conformable glaciolacustrine deposits. The main Moose Lake basin records a transition from proximal to distal proglacial environments. However, late glacial and postglacial sediments are dominated by settling from suspension. Coarse, but localized, sediment inputs are derived from the Thunder Creek fan-delta and avalanche activity on the north-facing slope of the south shore. Depths to major acoustic reflectors and known modern accumulation rates of 2.7 mm a−1 indicate that the upper 15.5 m of sediment fill represents deposition during the Holocene and accounts for less than one third of the total late glacial and postglacial sediment yield. Sedimentary structures visible in cores and 14C dating confirm the varved nature of the upper 3 m of sediment. Extreme positive departures in varve thickness are related to above-average discharge to Moose Lake following persistent, glacier-melt-augmented summer flows. The Moose Lake varve chronology confirms the general pattern inferred from other regional evidence of climate deterioration after 1600 AD, which led to glacier advance and moraine emplacement in the Canadian Rocky Mountains.

Le milieu de sédimentation postglaciaire du lac Moose a été étudié à l'aide de profils dressés par sondages sismiques de fréquence 3,5 kHz et par carottage dans les sédiments de surface. Une phase tardive dans la déglaciation du haut de la vallée de la rivière Fraser impliquait un glacier de vallée, qui progressait de l'est vers l'ouest, et dont le front était localisé près de l'exutoire du lac Moose. La vallée de Fraser surcreusée a été comblée de sédiments libérés au contact du glacier, incluant les moraines terminales et de retrait, qui ont obstrué le drainage vers l'ouest et autorisé la formation du lac Moose. Le retrait du glacier vers l'est a été accompagné du dépôt de blocs de glace dans le secteur occidental peu profond du lac, où leur fonte subséquente a perturbé les sédiments glaciolacustres concordants. Le bassin principal du lac Moose a enregistré la transition de milieux proglaciaires de nature distale à proximale. Cependant, les dépôts sédimentaires tardi-glaciaires et postglaciaires résultent principalement de la chute des matériaux en suspension. Les venues de sédiments à grain grossier, quoique localisées, sont dérivées de l'éventail du delta du ruisseau Thunder et de l'activité d'avalanches sur la rive sud, le long de la pente faisant face au nord. Les profondeurs des réflecteurs acoustiques les plus importants et les taux d'accumulation actuels connus de 2,7 mm a−1 indiquent que les 15,5 m de la portion supérieure des sédiments de remplissage représentent des matériaux qui furent accumulés durant l'Holocène et qui comptent pour moins du tiers de la production totale de sédiments tardi-glaciaires ou postglaciaires. Les structures sédimentaires visibles dans les carottes et la datation au 14C confirment la présence de varves dans les 3 m supérieur du dépôt. Certaines varves remarquablement plus épaisses sont associées aux évènements de décharge du lac Moose excédant la moyenne, elles résultent du flot accru et persistant de la période estivale causé par une fonte plus active des glaces. L'étude chronologique des varves du lac Moose corrobore, de manière générale, l'idée tirée de d'autres considérations géologiques régionales, du refroidissement climatique apparu plus tard que 1600 ans ap. J.-C, responsable d'une avancée glaciaire et de la mise en place de moraines dans les Rocheuses du Canada. [Traduit par la rédaction]