Research on permafrost in France has concentrated on field evidence of fossil permafrost and the mapping of its possible distribution. Few attempts have been made to estimate permafrost thickness. Studies devoted to this subject in North America and Siberia have shown that permafrost may be very thick (several hundred metres), may be rapidly laid down (in < 2000 years in northwest Canada) and causes complex water flow patterns between the base of the permafrost and the soil surface. Using the "Gelsol" code developed by the Laboratoire central des ponts et chaussées (Central Laboratory of the French Department of Public Works) for geotechnical purposes, this paper presents the first results of modeling permafrost development at depth. These preliminary tests show the influence of parameters such as mean annual ground temperature, heat flow, thermal conductivity related to lithology, and water content of the rocks involved on permafrost depth during the last glacial cycle (Weichselian). The results from simple cases indicate that the permafrost was from ten of metres to over 300 m thick. Although these are only calculated values, they are much higher than the few figures found in the literature, and must betaken into consideration when searching for fossilized traces of deep permafrost.

De nombreuses études ont été consacrées au pergélisol en France pendant les périodes glaciaires du Pléistocène (marqueurs du pergélisol, extension géographique) mais peu abordent l'épaisseur du pergélisol. En Amérique du Nord ou en Sibérie, ce pergélisol peut être très épais (plusieurs centaines de mètres), peut rapidement se mettre en place (< 2000 ans au nord-ouest du Canada) et détermine des flux d'eaux complexes entre la base du pergélisol et la surface du sol. L'emploi du logiciel « Gelsol » (Laboratoire central des ponts et chaussées) utilisé en géotechnique a permis la modélisation de la profondeur du pergélisol durant le dernier cycle glaciaire (Weisichsélien) sur quelques cas géologiquement simples en fonction, par example, de la moyenne thermique annuelle du sol, du flux géothermique, de la lithologie (conductivité thermique) et de la teneur en eau des roches considérées. Les premiers résultats montrent qu'un pergélisol a pu se développer sur plusieurs dizaines de mètres à plus de 300 m de profondeur en fonction des cas modélisés. Ils justifient la poursuite de ces modélisations sur des cas plus complexes, plus proches de la réalité et fournissent des guides à la recherche des traces de la base du pergélisol fossile.