A high-resolution rock magnetic study of a Late Pleistocene core from the Labrador Sea, north of the Eirik Ridge on the Greenland rise, reveals three main features in the downcore variation of the rock magnetic parameters. Two are at the glacial–interglacial transitions (i.e., isotope stages 6–5e and 2–1), showing magnetic grain-size coarsening and increased magnetic concentration and accumulation. The magnetic grain-size coarsening and increased magnetic concentration associated with 6–5e transition and continuing into substage 5e are related to climatic influences. The magnetic grain-size coarsening and increased magnetic concentration and accumulation at the 2–1 transition appear to be climate related, although increased tephra concentrations may perturbate the record during this interval. Previous studies in this region have connected the coarsening of magnetic grain size during transitions to current winnowing of the finer fraction during interglacial conditions. The interpretation of the present study is that the coarsening is primarily due to increased detrital deposition related to ice retreat and the associated melt-water flux from southern Greenland. The third magnetic feature corresponds to the initial part of stage 2 where there is a distinct interval of higher coercivity. This high coercivity interval has no obvious correlation to climate change, but appears to be related to the increased preservation of ultrafine single domain ferrimagnetic material due to a lack of reduction diagenesis within this interval. The preservation of oxic conditions within this interval is indicated by a color change within the sediments.

Une étude à résolution élevée du magnétisme d'une carotte, d'âge pléistocéne tardif, prélevée au fond de la mer du Labrador, au nord d'Eirik Ridge sur le glacis du Groenland, révèle trois changements principaux des paramètres magnétiques de la carotte en fonction de la profondeur. Deux de ces changements apparaissent aux transitions glaciaire–interglaciaire (i.e., stade isotope 6–5e et 2–1) et présentent une augmentation de la granulométrie magnétique, ainsi qu'une concentration et une accumulation du magnétisme. L'augmentation de la granulométrie magnétique et l'acroissement de la concentration et de l'accumulation magnétiques qui correspondent à la transition 6–5e, et qui se continuent dans le sous-stade 5e, sont reliés à des influences climatiques. L'augmentation de la granulométrie magnétique, et la concentration et l'accumulation magnétique accrues à la transition 2–1 apparaissent être associées au climat, quoique les archives magnétiques durant cet intervalle aient pu être perturbées par les dépôts de tephras. Les études préalables dans cette région ont associé cette augmentation de la granulométrie magnétique des épisodes de transitions au vannage de la fraction fine par les courants sous les conditions interglaciaires. La présente étude interprète cette augmentation granulométrique comme résultant principalement de l'accroissement d'un dépôt détritique dû au retrait glaciaire et au flux associé des eaux de fonte qui provenaient du Groenland. Le troisième changement magnétique correspond au début de stade 2 contemporain d'un intervalle distinct de plus forte coercivité. Cet intervalle de plus forte coercivité ne montre aucune corrélation évidente avec un changement de climat, mais il semble être relié à une préservation accrue du domaine simple ferrimagnétique du matériel ultrafin, à cause de l'absence durant cet intervalle de conditions réductrices dans la diagenèse. Le maintien des conditions oxydantes durant cet intervalle est indiqué par le changement de couleur des sédiments. [Traduit par la rédaction]