Peats and woody-detrital deposits at two localities close to the Barnes Ice Cap at approximately 70°N contain insect faunas and mosses that indicate that these sites were situated close to tree line during the period of deposition. Modern tree line occurs some 1325 km (820 mi) to the south and southwest of these sites. Attempts to provide numeric ages based on the U-series of woody fragments were not successful. Although it has been assumed in the past that these peats were laid down during the last interglaciation, the inferred paleoclimatic conditions based on the insect faunas and plant remains suggest a substantially older (possible late Tertiary to mid Quaternary) age. The Flitaway and Isortoq sites probably had an annual average temperature at the time of deposition which was between −8 and −9 °C, i.e., about 4 – 5 °C warmer than today. Such information is important to calibrate and check global climatic models that predict substantial high-latitude greenhouse-gas warming.

Des dépôts de tourbes et de débris de bois provenant de deux localités près de la calotte glaciaire de Barnes, à la latitude approximative de 70°N, renferment des faunes d'insectes et des mousses qui révèlent que ces localités, durant la période des dépôts, se situaient près de la limite des arbres. La limite des arbres actuelle apparaît à quelques 1325 km (820 mi) au sud et au sud-ouest de ces deux localités. Des tentatives pour chiffrer les âges par les séries d'U des morceaux de bois ont été sans succès. Bien que dans le passé on supposait que ces tourbes avaient été déposées durant le dernier interglaciaire, mais les conditions paléoclimatiques révélées par l'étude des faunes d'insectes et des débris de plantes suggèrent un âge substantiellement plus ancien (possiblement de Tertiaire tardif à Quarternaire moyen). Les sites de Flitaway et d' Isortoq avaient probablement, au moment du dépôt, une température annuelle moyenne comprise entre −8 et −9 °C, c.-à-d. environ 4 à 5 °C plus élevée qu'actuellement. Ces renseignements sont importants pour caler et vérifier les modèles climatiques à l'échelle du Globe qui peuvent prédire et avertir d'un effet de serre des gaz substantiel à haute latitude. [Traduit par la rédaction]