In the Middle Jurassic Nelson Batholith, southern British Columbia, young 40Ar/39Ar ages (i.e., 50–60 Ma) and distorted isobaric surfaces in the batholith suggest the possibility of Paleocene granitic plutonism. We present the results of a study undertaken to evaluate this possibility. Geochemical criteria successfully distinguish a suite of granitoids within the Nelson Batholith that differ from Nelson granites of similar SiO2 content. The granitoid suite is composed of 71.6–75.7 wt.% SiO2 leucocratic biotite granite and quartz monzonite with strong enrichments in alkaline, alkaline earth, and rare earth elements. Nd and Pb isotopic compositions suggest that biotite granite and quartz monzonite are not related. Biotite granite yields a U–Pb age of 158.9 ± 0.6 Ma (concordant zircons). Quartz monzonite crystallized at 61 ± 1 Ma, based on interpretation of titanite and zircon analyses. Zircons from this sample lie along a line from 61 to 160 Ma and demonstrate the presence of Middle Jurassic inheritance. Based on its petrographic and isotopic similarity to other Middle Jurassic plutons in the Nelson Batholith – Valhalla Complex area, we include the 159 Ma biotite granite with the Jurassic plutonic suite. This result demonstrates that magmatism in southern British Columbia was active at least until the early Late Jurassic (Oxfordian). The Paleocene (61 Ma) quartz monzonite that intrudes the southern Nelson Batholith is the structurally highest occurrence of "Ladybird" granite yet documented in southern British Columbia. Comparison of new and published geochemical and isotopic data for Paleocene granitoids throughout the southern Omineca Belt, British Columbia, suggests that these granitoids were not derived from a single, old crustal source.

Les âges 40Ar/39Ar jeunes (c.-à-d., 50–60 Ma) fournis par le Batholite de Nelson (Jurassique moyen), dans le sud de la Colombie-Britannique, et les surfaces isobares distordues qui caractérisent le batholite suggèrent la possibilité d'un plutonisme granitique paléogène. Nous présentons les résultats d'une étude dont l'objectif était d'évaluer cette interprétation. Les critères géochimiques permettent de reconnaître dans le Batholite de Nelson une suite de granitoïdes différente des granites de Nelson ayant sensiblement la même teneur de SiO2. La suite granitoïde est composée d'un granite à biotite leucocratique contenant 71,6 à 75,7% de SiO2 par poids et de monzonite quartzique, elle est fortement enrichie en éléments alcalins, alcalino-terreux et terres rares. Les compositions isotopiques de Nd et Pb suggèrent qu'il n'existe pas de relation entre le granite à biotite et la monzonite quartzique. Le granite à biotite a fourni un âge U–Pb de 158,9 ± 0,6 Ma (zircons concordants). L'âge de cristallisation de la monzonite quartzique fondé sur l'interprétation des analyses du zircon et de la titanite est établi à 61 ± 1 Ma. Les âges des zircons extraits de cet échantillon sont échelonnés sur une ligne entre 61 et 160 Ma, ce qui démontre la présence d'un héritage du Jurassique moyen. Les similitudes pétrographiques et isotopiques avec d'autres plutons datés du Jurassique moyen dans la région du Batholite de Nelson – Complexe Valhalla nous autorisent à inclure le granite à biotite daté de 159 Ma dans la suite plutonique jurassique. La présente étude montre que le magmatisme dans le sud de la Colombie-Britannique fut actif au moins jusqu'au début du Jurassique tardif (Oxfordien). La monzonite quartzique du Paléocène (61 Ma) qui recoupe le Batholite de Nelson dans sa partie méridionale représente la zone structurale la plus élevée du granite « Ladybird » connue jusqu'à présent dans le sud de la Colombie-Britannique. La comparaison des données géochimiques et isotopiques, nouvelles, et déjà publiées, pour les granitoïdes du Paléocène dans toute la région sud du Domaine d'Omineca, en Colombie-Britannique, suggère que ces granitoïdes n'ont pas été produits par un seul magma parental issu d'une vieille croûte. [Traduit par la rédaction]