A new, well-preserved specimen of Troodon formosus is the first to reveal the internal anatomy of the lower part of the braincase. In addition to providing new information on the brain of this highly encephalized dinosaur, the uncrushed bones clear up anatomical details left obscure by earlier studies. Computerized tomography (CT) scans reveal the nature of the inner ear and the course of the pneumatic ducts diverging from the middle ear. Evidence is presented to show that four of the five periotic pneumatic systems found in bird skulls are present in Troodon. The anterior tympanic recess is the most elaborate system, and diverticula from each side extend anteriorly, dorsally and, posteriorly from the middle ear. The posterior tympanic recess is located within the paroccipital process and the basioccipital, but the pneumatopore posterolateral to the stapedial recess is secondarily closed. The dorsal periotic sinus is represented by a smooth-surfaced concavity on the lateral surface of the prootic. The position of a pneumatic recess in this region is demonstrated by the presence of a pneumatopore in the quadrate. Diverticula from the anterior and posterior tympanic recesses are connected within braincase bones, and a possible pneumatopore in the prootic may connect these to the dorsal tympanic recess. The pneumatic condition of the troodontid articular is unknown. Contralateral connections of the sinus systems have been used to argue for a close relationship between birds and crocodiles, but their presence in this specimen suggests that they appeared more than once in archosaurs or that they are plesiomorphic for crocodiles, dinosaurs, and birds. Cranial pneumaticity cannot be used by itself to resolve the interrelationships of crocodiles, theropods, and birds, but other characters suggest derivation of birds from theropods.

Un nouveau spécimen, bien préservé, de Troodon formosus est le premier à révéler l'anatomie interne de la partie inférieure de la boîte crânienne. En plus d'apporter de nouveaux enseignements sur le cerveau de ce dinosaure hautement encéphalique, les os complete divulguent clairement des détails anatomiques que les études antérieures n'avaient pas réussi à élucider. L'examen des balayages CT (tomographie assistée par ordinateur) divulgue la constitution de l'oreille interne, et indique en outre que le tracé des canaux pneumatiques diffère de celui de l'oreille moyenne. Les observations démontrent que quatre des cinq systèmes pneumatiques périotiques trouvés dans les crânes des oiseaux sont présents dans Troodon. C'est la cavité antérieure du tympan qui représente le système le plus sophistiqué, et les diverticules de chaque côté s'étendent vers l'avant, dorsalement et postérieurement en partant de l'oreille moyenne. La cavité postérieure du tympan est localisée à l'intérieur de l'apophyse paroccipitale et du basioccipital, mais la cavité entre le pneumatopore postérolatéral et stapédial est secondairement fermée. Le sinus périotique dorsal est représenté par une concavité à surface lisse creusée sur la surface latérale du prootique. La position de la cavité pneumatique dans la région est démontrée par la présence d'un pneumatopore dans le quadrate. Les diverticules des cavités antérieures et postérieures du tympan sont connectés par l'intérieur des os de la boîte crânienne, et il est possible qu'un pneumatopore dans le prootique puisse relier ces diverticules avec la cavité dorsale du tympan. La condition pneumatique de l'articulaire d'un troodontidé est inconnue. Les connections contralatérales des systèmes de sinus ont été utilisées pour plaider en faveur de l'existence d'une relation étroite entre les oiseaux et les crocodiles, mais leur présence dans ce spécimen suggère qu'elles sont apparues plus d'une fois dans les archosaures, alors que pour les crocodiles, dinosaures et oiseaux, elles sont plésiomorphiques. La pneumaticité crânienne n'est pas utilisable pour solutionner le problème des interrelations qui existent entre les crocodiles, les théropodes et les oiseaux, cependant d'autres critères suggèrent que les oiseaux sont dérivés des théropodes. [Traduit par la rédaction]