Structural studies of the Saint-Salvy zinc deposit and other Hercynian, veinhosted ore deposits in the French Massif Central and Pyrénées reveal a fourstage evolution of mineralized structures under rheological control: (i) localization of potential mineralized areas, guided by the presence of first-order lithological or structural heterogeneities that caused stress and strain perturbations; (ii) creation of second-order heterogeneities, corresponding to indurated shear zones that acted as rheological discontinuities; (iii) tectonic activation of these second-order heterogeneities, opening voids that allowed circulation of hydrothermal fluids and periodic trapping of ore minerals; (iv) reworking and partial destruction of the mineralized structures, caused by the reactivation of anisotropic surfaces acting as zones of weakness. The interaction between preexisting, first-order heterogeneities and regional shear strain caused instability, which in turn produced second-order and then lower-order heterogeneities. Such progressively smaller heterogeneities induced an increasingly focused, centripetal localization of structural disturbances that enabled hydrothermal fluid channelling. This is the reason that lower-order and late structures preferentially bear economic mineralization.

Les études structurales menées sur le gisement de Saint-Salvy et sur d'autres gisements métalliques filoniens hercyniens du Massif Central et des Pyrénées montrent une évolution des structures minéralisées en quatre étapes, sous contrôle rhéologique : (i) localisation de zones minéralisées potentielles, guidées par la présence de discontinuités lithologiques ou structurales de premier ordre, qui causent des perturbations au niveau des contraintes tectoniques et de la déformation; (ii) construction d'hétérogénéités de deuxième ordre, correspondant à des zones de cisaillement indurées qui agissent comme discontinuités rhéologiques; (iii) activation tectonique de ces hétérogénéités de deuxième ordre, induisant la création mécanique de vides qui permettent la circulation de fluides hydrothermaux et le piégeage des minéralisations selon un mécanisme séquentiel; (iv) rejeux et destruction partielle des structures minéralisées, causées par la réactivation des surfaces d'anisotropie agissant comme zones de faiblesse. Les interactions entre les hétérogénéités de premier ordre préexistantes et les cisaillements régionaux développent une instabilité croissante dans les systèmes, entraînant la création d'hétérogénéités de deuxième, puis d'ordre inférieur. De telles hétérogénéités de plus en plus petites induisent la localisation de plus en plus précise de perturbations tectoniques qui permettent la chenalisation des fluides hydrothermaux. Pour cette raison, ce sont généralement les structures les plus tardives et d'ordre inférieur qui concentrent les minéralisations économiques.