The paper presents U–Pb ages for zircons of the calc-alkalic to alkalic igneous suite and associated alluvial–fluvial sedimentary rocks of the Timiskaming Group in the late Archean Abitibi greenstone belt, Superior Province. The Timiskaming Group rests unconformably on pre-2700 Ma komatiitic to calc-alkalic volcanic sequences and is the expression of the latest stages of magmatism and tectonism that shaped the greenstone belt. An age of 2685 ± 3 Ma for the Bidgood quartz porphyry, an age of about 2685–2682 Ma for a quartz–feldspar porphyry clast in a conglomerate, and ages ranging from 2686 to 2680 Ma for detrital zircons in sandstones appear to reflect an early stage in the development of the Timiskaming Group. The youngest detrital zircons in each of three sandstones at Timmins, Kirkland Lake, and south of Larder Lake define maximum ages of sedimentation at about 2679 Ma; the latter sandstone is cut by a porphyry dyke dated by titanite at graphic, identical to the 2677 ± 2 Ma age for a volcanic agglomerate of the Bear Lake Formation north of Larder Lake. Similar ages have previously been reported for syenitic to granitic plutons of the region. The dominant period of Timiskaming sedimentation and magmatism was thus 2680–2677 Ma. Xenocrystic zircons found in a porphyry and a lamprophyre dyke have ages of 2750–2720 Ma, which correspond to the ages of the oldest units in the belt, predating the volumetrically dominant ca. 2700 Ma greenstone sequences. The presence of these xenocrysts and the onlapping of the Timiskaming Group on all earlier lithotectonic units of the southern Abitibi belt support the concept that the 2700 Ma ensimatic sequences were thrust onto older assemblages during a phase of compression that culminated with the generation of tonalite and granodiorite at about 2695–2688 Ma. Published geochemical data for the Timiskaming igneous suite, notably the enrichments in large-ion lithophile elements and light rare-earth elements and the relative depletion of Nb, Ta, and Ti compare with the characteristics of suites at modern convergent settings such as the Eolian and the Banda arcs and are consistent with generation of the melts from deep metasomatized mantle in the final stages of, or after cessation of, subduction. Late- and post-Timiskaming compression caused north-directed thrusting and folding. Turbiditic sedimentary units of the Larder Lake area which locally structurally overly the alluvial–fluvial sequence and were earlier thought to be part of the Timiskaming Group, appear to be older "flyschoid" sequences, possibly correlative with sedimentary rocks deposited in the Porcupine syncline at Timmins between 2700 and 2690 Ma.

Nous présentons des âges U–Pb sur zircons d'un cortège de roches ignées, calco-alcalines à alcalines, et de roches sédimentaires alluviales–fluviales associées du Groupe de Timiskaming dans la ceinture archéene de roches vertes de l'Abitibi, province du lac Supérieur. Le Groupe de Timiskaming repose en discordance sur des séquences de volcanites, komatiitiques à calcoalcalines, plus vieilles que 2700 Ma, représentant les derniers stades du magmatisme et du tectonisme qui ont construit la ceinture de roches vertes. Un âges de 2685 ± 3 Ma pour le porphyre quartzique de Bidgood, un âge d'environ 2685 à 2682 Ma pour un fragment de porphyre à quartz et feldspath dans un conglomérat, et des âges variant de 2686 à 2680 Ma pour des zircons détritiques dans des grès, semblent tous refléter un stade précoce du développement du Groupe de Timiskaming. Les zircons détritiques les plus jeunes dans chacun des trois grès rencontrés à Timmins, à Kirkland Lake et au sud du lac Larder définissent un âge maximum de sédimentation à environ 2679 Ma; le dernier grès est recoupé par un dyke de porphyre daté sur titanite de graphic, âge identique de 2677 ± 2 Ma obtenu pour un agglomérat de la Formation de Bear Lake prélevé au nord du lac Larder. Des âges analogues ont été signalés pour des plutons de composition syénitique à granitique de la région. La période dominante de la sédimentation et du magmatisme du Timiskaming date donc de 2680 à 2677 Ma. Des xénocristaux de zircon, trouvés dans un porphyre et dans un dyke de lamprophyre, fournissent des âges de 2750 à 2720 Ma, qui correspondent à ceux des plus vieilles unités dans la ceinture, prédatant ainsi les séquences de roches vertes, volumétriquement dominantes, à environ 2700 Ma. La présence de ces xénocristaux, et le recouvrement par le Groupe de Timiskaming de toutes les unités lithotectoniques plus anciennes de la ceinture de l'Abitibi corroborent l'hypothèse que les séquences ensimatiques d'âge de 2700 Ma furent chevauchées sur des assemblages plus vieux durant une phase de compression qui culminait au moment de l'intrusion de la tonalité et de la granodiorite, il y a environ 2695–2688 Ma. Les données géochimiques publiées pour le cortège igné du Groupe de Timiskaming, particulièrement les enrichissements en éléments lithophiles à grand rayon ionique et en terres rares légères, et l'appauvrissement relatif en Nb, Ta et Ti, se comparent avec les particularités des cortèges ignés qui se forment actuellement dans un contexte de plaques convergentes, comme ceux des arcs Eolian et Banda, et elles s'accordent avec la formation de magmas dans un manteau profond et métasomatisé durant les stades finaux de subduction ou d'après cessation de convergence. La compression qui régnait au Timiskaming tardif, et à la suite, a engendré un chevauchement et des plis de direction nord. Les unités sédimentaires turbiditiques de la région du lac Larder recouvrent localement et structuralement la séquence alluviale–fluviale, jadis considérées comme faisant partie du Groupe de Timiskaming, semblent plutôt être de plus anciennes séquences «flyschoïdes», possiblement corrélables avec les roches sédimentaires accumulées dans le synclinal de Porcupine à Timmins, il y a entre 2700 et 2690 Ma. [Traduit par la rédaction]