Abstract

Terrestrial oncoids, up to 4.3 mm long, are common in sinkholes that penetrate the dolostones of the Oligocene–Miocene Bluff Formation on Grand Cayman and Cayman Brac. The vaguely laminated terrestrial oncoids, which generally lack a nucleus, are formed of detrital material (micrite, clays, dolomite), calcified filaments and spores, and insect fragments. The abundant, diverse assay of microorganisms includes six different types of filaments and five different types of spores, which can be attributed to fungi, algae, and (or) cyanobacteria. Thin mats of mucus are commonly associated with the microorganisms. The microorganisms contribute to the formation of the terrestrial oncoids by (i) calcification of the filaments and spores, (ii) trapping and binding detrital material, and (iii) binding with their mucus detrital material to the surface of the oncoids.Identification of terrestrial oncoids relies on (i) the recognition of a microbial assemblage, (ii) the demonstration that the microorganisms played an active role in the their formation, and (iii) evidence that they formed in a terrestrial setting. If the microorganisms cannot be recognized because of diagenetic changes, identification must rely on the overall texture of the rock and its stratigraphic setting. Recognition of terrestrial oncoids is important because it provides additional evidence that a succession has been subaerially exposed. Terrestrial oncoids also indicate that the strata in which they occur are close to an unconformity.

Les oncoïdes terrestres, d'une longueur jusqu'à 4,3 mm, sont fréquents dans les dolines développées sur les dolomies de la Formation de Bluff, d'âge oligocène–miocène, dans les îles Caïmans et Caïmans Brac. Les oncoïdes terrestres grossièrement laminés, généralement sans noyau, sont formés de matériel détritique (micrite, argiles, dolomite), de filaments et spores calcifiés, et de fragments d'insectes. Ce groupe abondant et diversifié de micro-organismes inclut six types différents de filaments et cinq types différents de spores qui peuvent être assignés à des champignons, algues, et (ou) cyanobactéries. Des tapis de mucus sont fréquemment associés aux micro-organismes. Les micro-organismes contribuent à la formation des oncoïdes terrestres (i) par la calcification des filaments et des spores, (ii) en piégeant et en cimentant le matériel détritique, et (iii) leur mucus sert de liant dans le matériel détritique à la surface des oncoïdes.L'identification des oncoïdes terrestres dépend (i) de la reconnaissance d'un assemblage microbien, (ii) de l'évidence que les micro-organismes accomplissent un rôle actif dans leur formation, et (iii) de la preuve de leur origine en milieu terrestre. Si les changements dus à la diagenèse empêchent de reconnaître les micro-organismes, alors l'identification dépend de l'ensemble textural de la roche et de son contexte stratigraphique. La reconnaissance des oncoïdes terrestres est importante, car elle fournit un argument supplémentaire de l'exposition subaérienne d'une succession donnée. En plus, les oncoïdes indiquent que les strates où ils se trouvent se situent près d'une inconformité. [Traduit par la rédaction]