Sedimentological and petrographical data obtained from five sections located north and south of the Caledonian Highlands in southeastern New Brunswick demonstrate the existence of three main till units and one glaciofluvial unit, which have been grouped in four distinct lithostratigraphic units. The lower till was deposited by a glacier that overrode the Caledonian Highlands from northwest to southeast and advanced as far as Nova Scotia during Middle(?) to Late Wisconsinan times. The overlying middle till from the north provides evidence that ice continued to advance across the Highlands from northwest toward southeast and then was partially overwhelmed by another glacier that was advancing southwest along the southern border of the Highlands: this glacier deposited a coeval middle till. During Late Wisconsinan deglaciation, ice separated into two masses: a residual ice cap with radial outflow from the Highlands; and a lobe in the Chignecto Bay, retreating toward the northeast. The existence of a plateau ice cap is demonstrated by the presence of till and glaciofluvial deposits in the upper part of all surveyed sections, and is supported by the sequence of ice flow patterns recorded by striae and the centrifugal distribution of meltwater flow indicators. The weak development of soils, the fresh appearance of till and morainic landforms, and the lack of periglacial features throughout the area, especially on the Highlands, all favour the interpretation that the Caledonian Highlands were not a nunatak during the glacial maximum of the Late Wisconsinan Substage.

Des données sédimentologiques et pétrographiques obtenues à partir de cinq coupes géologiques localisées au nord et au sud des monts Calédoniens, au sud-est du Nouveau-Brunswick, démontrent l'existence de trois unités de till et d'une unité fluvio-glaciaire regroupées en quatre unités lithostratigraphiques distinctes. Le till inférieur a été déposé au Wisconsinien moyen(?) ou supérieur par un glacier qui avançait du nord-ouest vers le sud-est, sur le plateau des monts Calédoniens, jusqu'en Nouvelle-Ècosse. Le till intermédiaire du secteur nord suggère que la glace continua d'avancer sur les monts, du nord-ouest vers le sud-est, puis fut englobée partiellement par un autre glacier qui s'écoulait vers le sud-ouest, en bordure sud des monts, et qui déposa un till intermédiaire du même âge. À la fin du Wisconsinien supérieur, les glaces se séparèrent en deux masses distinctes : sur les monts Calédoniens, une calotte résiduelle dont les écoulements s'effectuaient de façon radiale, et, dans la baie de Chignectou, un lobe qui se retirait vers le nord-est. La présence d'un glacier de plateau est démontrée par les unités supérieures de till et les accumulations fluvio-glaciaires de l'ensemble des coupes, et appuyée par la séquence des écoulements glaciaires déduite de l'observation des stries et par la distribution centrifuge des paléocourants des dépôts fluvio-glaciaires sur les monts et en bordure de ceux-ci. Le faible développement des sols, la fraîcheur du till et des bourrelets morainiques et l'absence de modelé périglaciaire sur l'ensemble du territoire, particulièrement sur les monts Calédoniens, appuient l'hypothèse selon laquelle ces monts n'étaient pas une zone de nunatak au Wisconsinien supérieur.