Abstract

Investigation of the stratigraphy and structure of the 1.9 Ga Wilson Island Group has led to sedimentological and tectonic interpretations that are consistent with models for an Early Proterozoic collision between the Slave and Rae provinces. The lower part of the 8 km thick Wilson Island Group consists of alluvial clastic rocks and a bimodal volcanic suite. These are overlain by mixed siliciclastic and carbonate rocks that are inferred as representing a combination of alluvial and shallow-marine sedimentation. Finally, an upward-fining succession of feldspathic sandstone, ironstone, and mudstone records progradation of an alluvial system followed by a major transgression. Soft-sediment deformation structures, intrabasinal coarse detritus, and abrupt vertical facies changes collectively indicate that the early stages of deposition were tectonically controlled.Regional penetrative foliations and a steeply plunging stretching lineation reflect deformation concomitant with greenschist-facies to lower amphibolite-facies metamorphism. Open to tight, plunging, northwesterly overturned folds formed synchronously with axial-plane cleavage in quartzites and deformed an older cleavage in pelites. These synmetamorphic structures were refolded by postmetamorphic kinks and dissected by transcurrent and normal faults.The Wilson Island Group evolved during postcollisional convergence, when thrusting and dextral transcurrent shearing characterized the regional tectonic style. However, the bimodal volcanic suite indicates a component of crustal extension that, in the regional context, favours a pull-apart-basin origin for the Wilson Island Group.

L'étude stratigraphique et structurale du Groupe de Wilson Island, âgé de 1,9 Ga, a permis de formuler une interprétation de la sédimentologie et de la tectonique qui s'harmonise avec les modèles qui invoquent une collision entre les provinces des Esclaves et de Rae au Protérozoïque précoce. Le Groupe de Wilson Island, d'une puissance de 8 km, est formé à sa partie inférieure de roches clastiques alluviales et d'une suite volcanique bimodale. Lesquelles roches sont recouvertes par des sédiments silicoclastiques et des carbonates intercalés, suggérant une sédimentation de mileux combinés de type alluvial et marin peu profond. Finalement, une séquence à granoclassement normal de grès arkosique, roche ferrugineuse et mudstone reflète une progradation d'un système alluvial suivie d'une transgression majeure. Les structures de déformation dans les sédiments mous, les débris grossiers présents à l'intérieur du bassin, et les changements verticaux de faciès indiquent, collectivement, que les premiers stades de sédimentation étaient fortement influencés par la tectonique.Les foliations régionales pénétratives et la linéation d'étirement à plongée subverticale sont les témoins d'un événement de déformation qui fut concomittant du métamorphisme de faciès des schistes verts à faciès inférieur des amphibolites. Les plis déversés, vers le nord-ouest, ouverts à fermés, plongeant, apparus en même temps que le clivage axial des quartzites, ont déformé le clivage plus ancien des pélites. Les structures synmétamorphiques ont été redéformées par des plis en chevron postmétamorphiques et ensuite disséquées par des failles coulissantes et normales.Le développement du Groupe de Wilson Island est contemporain de l'événement de convergence postérieur à la collision, il date de l'épisode où charriage et cisaillement coulissant dextre domiaient la tectonique régionale. Cependant, la suite volcanique bimodale dévoile une composante d'extension crustale qui, dans un contexte régional, favorise une origine pour le Groupe de Wilson Island dans un bassin créé par une fragmentation en régime extensif. [Traduit par la revue]