The Archean tholeiitic Kinojévis suite is characterized by an iron-enrichment trend and abundant Fe–Ti oxides in its evolved basalts, andesites, and rhyolites. The rare-earth-element (REE) patterns of the suite remain flat from the basalts through to the rhyolites, with the development of small, negative Eu anomalies. Quantitative modelling of the trace elements from little-altered samples is consistent with the mineralogy, suggesting that the suite was produced through fractional crystallization of olivine, pyroxene, plagioclase, and Fe–Ti oxides. The evolved rhyolites are interpreted as having developed by greater than 90% fractional crystallization in a high-level magma chamber.The calc-alkaline Blake River Group conformably overlies the Kinojévis rocks and is characterized by enrichment in alkalis and silica. The REE patterns are light rare-earth-element (LREE) enriched, and the felsic rocks have prominent negative Eu anomalies. Geochemical modelling shows that the suite could have developed either through fractional crystallization dominated by plagioclase and clinopyroxene or by assimilation of tonalite, coupled with fractional crystallization.

La séquence tholéiitique archéenne de Kinojévis est caractérisée par une tendance d'enrichissement en fer et une proportion importante d'oxydes de Fe–Ti dans les basaltes, andésites et rhyolites évolués. Dans l'intervalle basaltes–rhyolites de la séquence, les spectres des terres rares restent horizontaux et sont accompagnés de faibles anomalies négatives d'Eu. Un modèle quantitatif des éléments traces d'échantillons légèrement altérés cadre bien avec la minéralogie, laquelle suggère que la séquence dérive d'une cristallisation fractionnée d'olivine, pyroxéne, plagioclase et oxydes de Fe–Ti. Les rhyolites évoluées sont considérées comme le produit d'une cristallisation fractionnée supérieure à 90%, à un niveau élevé dans la chambre magmatique.Les roches calco-alcalines du Groupe de Blake River, caractérisées par un enrichissement en alcalis et en silice, resposent en concordance sur les roches de Kinojévis. Les terres rares légères y sont plus abondantes, et les roches felsitiques présentent des anomalies négatives d'Eu très nettes. Une modélisation géochimique révèle que la séquence pourrait résulter d'une cristallisation fractionnée dominée par plagioclase et clinopyroxène, ou par une assimilation accompagnée d'une cristallisation fractionnée. [Traduit par la revue]