A section at below 3.1 km depth in Icelandic crust, sampled in the 1978 Icelandic Research Drilling Project drill hole, contains a number of subaerially deposited lava flows showing both downwards and probably original upwards inclinations of cleaned, stable remanent magnetization. Such "mixed polarities" are inconsistent with an initial cooling thermoremanent origin for the magnetization. An attempt is made to identify the factors involved in producing these mixed polarities and to consider the possible wider importance of the results. The mixed-polarity flows have experienced intense hydrothermal alteration, followed by the widespread deposition of secondary magnetite. Secondary magnetite, which is formed in relatively anhydrous conditions associated with dike intrusion, dominates primary magnetite volumetrically where dike density locally exceeds about 30%.Where secondary magnetite is very dominant or is the only type of magnetite present, directional remagnetization appears to be uniform and complete. Where secondary and primary magnetite are both important, relatively high remanence and saturation magnetizations, total magnetite and primary magnetite grain size, and low deuteric oxidation state of primary magnetite are all associated with downwards directional remagnetization. It appears that a complex balance of the properties and history of primary and secondary magnetite, in addition to the relative abundances of these phases, controls the final stable polarity of samples.If the narrow transition zones between little-altered extrusives, greenschist-facies flows and dikes of the Troodos (Cyprus) ophiolite, and DSDP hole 504B are typical of oceanic crust, a narrow ~0.2 km interval of mixed polarities may be underlain in some locations by an intermediate crustal layer in polarity opposition with the uppermost, little-altered, extrusive layer.

Une coupe dans la croûte islandaise localisée à plus de 3,1 km de profondeur, échantillonnée durant la campagne de forage du « Icelandic Research Drilling Project,» comprend plusieurs coulées de lave d'origine subaérienne caractérisées par une aimantation rémanente stable et nettoyée avec des inclinaisons vers le bas et aussi avec des inclinaisons vers le haut possible ment primaires. De telles « polarités mixtes » sont incompatibles avec une aimantation qui serait due initialement à un refroidissement thermorémanent. Une étude a été entreprise dans le but d'identifier les facteurs responsables du développement de ces polarités mixtes et d'évaluer l'importance des enseignements fournis par les résultats. Les polarités mixtes des coulées ont été dérangées par une altération hydrothermale intense, suivie d'une cristallisation largement répandue de magnétite secondaire. Cette magnétite secondaire, formée dans les conditions relativement sèches associées à l'intrusion des dykes, domine en volume la magnétite primaire où les dykes constituent plus de 30% des roches.Une ré-aimantation directionnelle totale et uniforme apparaît aux endroits où la magnétite secondaire est largement dominante ou si elle est l'unique type de magnétite. Lorsque la magnétite secondaire et la magnétite primaire se trouvent réunies, une rémanence et une saturation magnétique relativement fortes, la somme des deux types de magnétite et la taille des grains de magnétite primaire et le faible degré de l'oxydation deutérique de la magnétite primaire sont tous associés à une ré-aimantation directionnelle avec inclinaison vers le bas. La polarité stable et finale des échantillons est la résultat d'un équilibre complexe des propriétés et de l'histoire des magnétites primaire et secondaire ainsi que de leur abondance relative.Si les zones étroites de transition entre les laves faiblement altérées, le faciès des schistes verts des coulées et des dykes de l'ophiolite du Troodos (Chypre) et le forage DSDP 504B sont typiques d'une croûte océanique, alors un intervalle étroit de polarités mixtes, approximativement 0,2 km, pourrait se trouver en certains endroits en position sus-jacente à une couche crustale intermédiaire de polarité opposée à celle de la couche extrusive sommitale peu altérée. [Traduit par la revue]