Rare-earth elements and other trace elements have been determined by activation analysis and X-ray fluorescence for representative samples from each of the four blocks of basement gneisses near Valemount, eastern British Columbia. Patterns in mafic and tonalitic gneisses are generally as expected, but the granite–gneisses have very large negative europium anomalies, up to Eu*/Eu = 18, indicating multistage histories involving plagioclase fractionation. Modelling shows that plagioclase fractionation alone is insufficient to account for these anomalies without intervention of other phases: apatite control is suggested, among other possibilities. The granite–gneisses also contain exceptionally low magnesium (0.1–0.2%), phosphorus (<300 ppm), scandium (<0.07 ppm), and cesium (<0.5 ppm). After partial melting is considered as a possible mode of origin, it is concluded that the granite–gneisses are final, small-scale fractionates from enriched tholeiite magmas. These might be associated with upper Proterozoic rifting processes. Previously published conclusions regarding the protolith of each subset of the gneisses are confirmed; likewise, the earlier conclusion that the gneisses cannot be correlated across the Southern Rocky Mountain Trench is substantiated in detail.

Les terres-rares et autres éléments traces ont été déterminés par les méthodes d'activation et de fluorescences-x sur des échantillons représentatifs de chacun des quatre blocs de gneiss du socle affleurant près de Valemount, dans l'est de la Colombie-Britannique. Les distributions des éléments dans les gneiss mafique et tonalitique correspondent à ce qu'on pouvait prévoir, mais les granites–gneiss présentent de fortes anomalies négatives en europium, jusqu'à Eu*/Eu = 18, ce qui témoigne de développements en étages multiples impliquant un fractionnement des plagioclases. La modélisation démontre que le fractionnement des plagioclases, seul, est insuffisant pour rendre compte de ces anomalies sans l'intervention de d'autres phases : entre autres possibilités, il aurait pu y avoir contrôle par l'apatite. Les granites–gneiss contiennent eux aussi des teneurs exceptionnellement basses de magnésium (0,1–0,2%), phosphore (<300 ppm), scandium (<0,7 ppm) et césium (<0,5 ppm). Après avoir considéré comme mode d'origine possible la fusion partielle, on arrive à la conclusion que les granites–gneiss correspondent au fractionnement ultime et à petite échelle de magmas tholéiitiques enrichis. Ces magmas sont possiblement associés aux processus de fracturation distensive du Protérozoïque. Les conclusions déjà formulées dans des publications concernant le protolithe de chaque sous-groupe de gneiss sont corroborées ici, et de nouveaux arguments confirment, ce qui avait déjà été énoncé, qu'il n'existe pas de corrélation au travers le sillon des Rocheuses du Sud. [Traduit par la revue]