Abstract

As part of the LITHOPROBE East project, a marine deep seismic reflection line was run in 1984 across the continental margin northeast of Newfoundland. The seismic data define reflectors both within and below the sedimentary section. The deeper, intracrustal reflectors help determine the nature of extensional tectonics and associated sedimentary basin evolution on the rifted margin. The line also crosses the ocean–continent transition and helps define structure in that region. Interpretation of the seismic data shows that brittle extension of the upper crust was accommodated along at least one subhorizontal level of décollement. The most obvious style of deformation involves the shallowest level of décollement on which high-angle planar normal faults detach. A deeper level of décollement is inferred from the presence of low-angle listric normal faults penetrating the lower crust or deeper. There is no evidence for a unidirectional low-angle shear zone controlling extension. The seismic data are used to constrain a depth-dependent numerical model of extension. Best-fit estimates of the basin subsidence history support a model in which there are several episodes of stretching and in which there is significantly more stretching in the lower lithosphere than in the upper lithosphere. At the ocean–continent transition, the oceanic crust appears to thicken as it dips beneath the rifted continental crust. This may result from the production of basaltic magma and its migration to crustal levels during rifting.

Un profil de sismique réflexion traversant la marge continentale du nord-est de Terre-Neuve, en mer profonde, a été complétée en 1984, dans le cadre du projet LITHOPROBE de l'Est. Les données sismiques définissent des réflecteurs tant à l'intérieur que sous les couches sédimentaires de la coupe étudiée. Les réflecteurs intracrustaux des plus grandes profondeurs aident à déterminer la nature de la tectonique de distension, ainsi que l'histoire du bassin sédimentaire associé sur la marge en voie de fragmentation. Le profil traverse également la transition océan–continent et permet de mieux comprendre la géologie structurale de cette région. L'interprétation des données sismiques révèle qu'une distension cassante de la croûte supérieure s'est produite le long d'au moins un niveau subhorizontal de décollement. Le style de déformation le plus apparent correspond au niveau de décollement le moins profond où se détachent des failles normales avec un plan fortement incliné. À plus grande profondeur, un niveau de décollement est suggéré par la présence des failles normales listriques à faible inclinaison qui pénètrent la croûte inférieure ou plus profondément. Rien ne démontre l'existence d'une zone de cisaillement unidirectionnelle à faible inclinaison ayant pu contrôler la distension. Les données sismiques ont servi à définir les limites entrant dans le modèle numérique de la distention selon la profondeur. Les calculs qui s'accordent le mieux avec l'histoire de l'affaissement du bassin supportent un modèle dans lequel il y a eu plusieurs épisodes de distension et où la distention était considérablement plus active dans la lithosphère inférieure que dans la lithosphère supérieure. Dans la zone de transition océan–continent, la croûte océanique semble s'être épaissie au fur et à mesure qu'elle plongeait sous la croûte continentale en voie de fragmentation. Ces phénomènes peuvent résulter de la production de magma basaltique et de sa migration dans les niveaux crustaux durant le stade de distension. [Traduit par la revue]