Abstract

Grenville gneiss of the central Georgian Bay region was subjected to ductile deformation that produced narrow mylonite zones as well as three sets of superimposed folds differing greatly in structural signature, size, and orientation. Some mylonite zones are concordant to gneissosity and are repeatedly folded, others cut gneissosity and postdate the folding. Gneissosity was generated as a regionally subhorizontal feature, either by crustal thinning or, like the early mylonite zones, by low-angle reverse shearing. An attempt is made to account for the initially subhorizontal gneissosity, the mylonite zones, and the folds in a regime of large-scale reverse shearing that strikes parallel to the Grenville Front.Upright northwest–southwest to north–south buckle folds dominate the map pattern and are subperpendicular to the reverse Grenville Front boundary fault. These set-2 folds cannot be attributed to reverse simple shearing but require a large component of east–west compression. Such stress could have been generated in a northwest–southeast zone of sinistral ductile shear caused by temporary locking of the southern segment of the Grenville Front boundary fault (now under Lake Huron).All structural facts can be explained without large differential translations of crustal slices. For example, most discordances in the regional gneissosity pattern could have been created by décollement and repeated buckling. Detailed geobarometry and petrologic studies may be required to settle the question of large-scale thrusting within the Grenville gneiss terrane.

Une déformation ductile des gneiss grenvilliens, dans la partie centrale de la région de la baie Georgienne, a produit des zones étroites de mylonite accompagnées de trois séries de plis surimposés reconnues par leur signature structurale, leur dimension et leur orientation. Certaines zones de mylonite sont concordantes avec la gneissosité et sont plissées à quelques reprises, d'autres recoupent la gneissosité et sont plus récentes que les plis. La gneissosité doit son origine à un événement subhorizontal à échelle régionale, qui pourrait être un amincissement de la croûte ou, comme dans le cas des mylonites les plus âgées, un cisaillement inverse à faible pendage. Un modèle d'interprétation de la gneissosité primitivement subhorizontale, des zones de mylonite et des plis est suggéré dans l'optique d'un régime de cisaillement inverse, à grande échelle, et de direction parallèle au front du Grenville.La carte géologique montre une dominance de plis droits nord-ouest – sud-est à déjetés nord–sud, et ils sont subperpendiculaires à la faille inverse marquant la limite du front du Grenville. Cette série 2 de plis ne peut être expliquée par le simple cisaillement inverse, mais nécessite une composante est–ouest majeure de compression. Cette force de compression aurait pu être créée par une zone de cisaillement ductile senestre de direction nord-ouest – sud-est, telle qu'aurait pu engendrer un verrouillage temporaire du segment sud de la faille délimitant le front du Grenville (actuellement sous le lac Huron).Tous les phénomènes structuraux observés peuvent être expliqués sans translations différentielles majeures des écailles crustales. Par exemple, la plupart des discordances liées à une gneissosité régionale peuvent résulter de décollement et de plis déjetés répétés. Les études détaillées de géobarométrie et de pétrologie pourraient s'avérer indispensables pour élucider cette question de charriage à grande échelle dans le terrane des gneiss du Grenville. [Traduit par la revue]