Fractures in Late Cretaceous to Late Pleistocene sediments in Saskatchewan, eastern Montana, and western North Dakota form two vertical, orthogonal sets trending northeast–southwest and northwest–southeast. The pattern is consistent, regardless of rock type or age (except for concretionary sandstone). Both sets appear to be extensional in origin and are similar in character to joints in Alberta. Modem stream valleys also trend in the same two dominant directions and may be controlled by the underlying fractures.Elevation variations on the sub-Mannville (Early Cretaceous) unconformity form a rectilinear pattern also parallel to the fracture sets, suggesting that fracturing was initiated at least as early as Late Jurassic. It may have begun earlier, but there are insufficient data at present to extend the time of initiation.We interpret the fractures as the result of vertical uplift together with plate motion: the westward drift of North America. The northeast–southwest-directed maximum principal horizontal stress of the midcontinent stress field is generated by viscous drag effects between the North American plate and the mantle. Vertical uplift, erosion, or both together produce a horizontal tensile state in near-surface materials, and with the addition of a directed horizontal stress through plate motion, vertical tension cracks are generated parallel to that horizontal stress (northeast–southwest). Nearly instantaneous elastic rebound results in the production of second-order joints (northwest–southeast) perpendicular to the first. In this manner, the body of rock is being subjected with time to complex alternation of northeast–southwest and northwest–southeast horizontal stresses, resulting in the continuous and contemporaneous production of two perpendicular extensional joint sets.

Les fractures dans les sédiments d'âge crétacé supérieur à pléistocène inférieur de la Saskatchewan, du Montana oriental et du Dakota du Nord forment deux séries verticales, orthogonales, de directions nord-est–sud-ouest et nord-ouest–sud-est. Ce motif de fracturation est uniforme, quelque soit le type ou l'âge des roches (sauf pour les grès concrétionnés). Les deux séries de fractures semblent résulter d'un phénomène de distention, et elles sont de même nature que les diaclases d'Alberta. Les vallées des cours d'eau actuels présentent les mêmes deux directions dominantes, dues vraisemblablement aux fractures sous-jacentes.Les variations d'altitude le long de la discordance sub-Mannville (Crétacé inférieur) forment un motif rectiligne qui est aussi parallèle aux séries de fractures, ce qui suggère un début de fracturation en un temps aussi hâtif que le Jurassique supérieur. Une amorce de fracturation à un épisode plus ancien demeure possible, cependant les données recueillies jusqu'à présent sont insuffisantes pour confirmer une telle assertion.Les fractures sont interprétées comme la réponse à un soulèvement vertical associé à un mouvement de plaque : c'est-à-dire à la dérive vers l'ouest de l'Amérique du Nord. La contrainte maximale dominante de direction nord-est–sud-ouest du champ des contraintes médio-continental est engendrée par les effets de résistance visqueuse entre la plaque de l'Amérique du Nord et le manteau. Le soulèvement vertical, ou l'érosion ou les deux ensemble produisent dans les matériaux près de la surface un état de tension horizontale, auquel s'ajoute la contrainte de direction horizontale causée par le mouvement de la plaque, et des fissures verticales de tension sont engendrées parallèlement à cette contrainte horizontale (nord-est–sud-ouest). Un rebondissement élastique quasi-instantané résulte lors de la production des joints de deuxième-ordre (nord-ouest–sud-est) perpendiculaires aux premiers. Ainsi, le massif de roche est soumis dans le temps à l'alternance des effets des contraintes horizontales nord-est–sud-ouest et nord-ouest–sud-est, provoquant une production continue et contemporaine de deux séries de fissures de distension perpendiculaires. [Traduit par la revue]