Radioactive hydrocarbons (thucholites) fill joints and fissures in Presvecokarelian quartzites around the town of Västervik, southeastern Sweden. Uranium series nuclides, including stable end members, and carbon isotopes have been measured in surface samples and in drill-core material originating down to 60 m below the surface. Uranium both is adsorbed onto noncrystalline hydrocarbonaceous material and forms different mineral phases. The amount of hydrocarbons and uranium rapidly decreases with depth: below 60 m the accumulations were too scanty for sampling. Uranium series nuclides show distinct gradients. The surface samples, with uranium contents up to 50 wt.%, have been enriched in uranium, lead, and particularly thorium in geologically recent time, probably during the last glaciation. Along the drill cores thorium has been immobile, whereas 226Ra and 222Rn have migrated. Uranium has been distinctly migratory at and close to the surface but more or less immobile below 20 m depth. Almost no foreign radioelements have been added to the examined mineralizations. The δ13C values of the examined hydrocarbons are −32 to −46‰ relative to PDB, with the lower values in the thicker hydrocarbonaceous masses at the surface. Because of complex open system behaviour, the age of the uranium accumulations is open to dispute. A Mesozoic age is favored here, but a Precambrian age cannot be ruled out.

Des minéraux organiques (thucholites) remplissent les diaclases et les fissures dans les quartzites du Presvecokarélien près de la ville de Västervik, dans sud-est de la Suède. La série des nucléides de l'uranium, incluant les termes extrêmes stables ainsi que les isotopes du carbone, ont été analysés sur des échantillons de surface et sur des matériaux de carottes de forage prélevés jusqu'à 60 m sous la surface. L'uranium est adsorbé sur des matériaux organiques amorphes et en plus forme différentes phases minéralogiques. La quantité des substances organiques et de l'uranium diminuent rapidement avec la profondeur; sous le niveau de 60 m les accumulations sont insuffisantes pour permettre le prélèvement d'échantillons. La série des nucléides d'uranium exhibe des gradients distincts. Les échantillons de surface pouvant contenir jusqu'à 50% (par poids) d'uranium ont été enrichis en uranium, plomb et particulièrement en thorium au cours d'un épisode géologique récent, possiblement lors de la dernière glaciation. Le thorium est demeuré immobile dans les échantillons de carottes de forage indépendamment de la profondeur, tandis que 226Ra et aussi 222Rn ont migres. Le comportement de l'uranium fut nettement migratoire près de ou à la surface, mais plus ou moins mobile sous 20 m de profondeur. Quasi aucun ajout de radioéléments étrangers n'a été observé dans les zones minéralisées. Les valeurs de δ13C des substances organiques étudiées varient de −32 à −46‰ par rapport au PDB, les plus faibles valeurs apparaissent dans les masses les plus épaisses de substances organiques localisées à la surface. L'âge des accumulations d'uranium est contestable car on est en présence d'un système ouvert. Nous favorisons ici un âge mésozoïque, mais un âge précambrien ne peut pas être totalement écarté. [Traduit par le journal]