Sediment from Eildun Lake, located at 63°8.6′N, 122°46.5′W in the northern boreal forest, was cored to a depth of 268 cm and analyzed for pollen content. Pollen percentages and 14C dates suggest a vegetational sequence extending back over 11 000 years. The sequence begins with a discontinuous herb tundra dominated by Artemisia and Gramineae. This was succeeded by a shrub tundra dominated by dwarf birch and willow. Poplar had invaded by approximately 10 700 BP to form a dwarf birch – poplar groveland or forest tundra. Between approximately 10 300 and 7510 BP spruce replaced poplar as the dominant tree, although still forming a forest tundra. Boreal forest, including tree birch and alder, became established shortly after 7510 BP and has persisted since then with very little change. Pinus pollen has increased in percentage, particularly during the last 2400 years, reaching its Holocene maximum at the present day. The percentages attained indicate the presence of pine trees regionally though not in the near vicinity of Eildun Lake.

Les sédiments du Lac Eildun, localisé à 63°8,6′N, 122°46,5′O dans le secteur nord de la forêt boréale, ont été échantillonnés au moyen d'un carottier jusqu'à une profondeur de 268 cm et le contenu en pollens a été analysé. Les pourcentages en pollens et les datations au 14C révèlent une séquence végétale reculant jusqu'à 11 000 années. La base de la séquence représente une toundra d'herbacées dominée par Artemesia et des graminées. Par la suite on retrouve une toundra à buissons dominée par des bouleaux et des saules rabougris. La prolifération du peuplier, il y a approximativement 10 700 années avant te présent, a développé un parc subarctique ou une toundra boisée. L'épinette a remplacé le peuplier durant l'intervalle approximatif de 10 300 à 7510 années avant le présent, pour devenir l'espèce dominante même si le milieu demeurait une toundra boisée. La forêt boréale, incluant les bouleaux et les aulnes, a pris place peu de temps après 7500 années avant le présent, et depuis elle a été peu modifiée. Le pourcentage de pollen de Pinus s'est accrû, particulièrement durant les dernières 2400 années, pour atteindre son maximum de l'Holocène à aujourd'hui. Les pourcentages établis indiquent la présence de pins à l'échelle régionale, mais ils sont absents dans les environs immédiats du lac Eildun. [Traduit par le journal]