An attempt has been made to identify the processes that give rise to a number of depth trends in the magnetization of a 3.1 km vertical section of Icelandic-type oceanic crust and to assess the possibility that similar processes act, and depth trends occur, in typical oceanic crust. The depth trends in the Icelandic section consist of a general increase in saturation and induced magnetization to 2 km crustal depth, below which flow magnetization decreases while dike magnetization remains constant, and of large changes in flow magnetization that occur on a scale of a few hundred metres below 3 km crustal depth.Increase in saturation and induced magnetization with depth in the upper 2 km is thought to be the result of two processes: a decrease in low-temperature oxidation from the original lava surface to 700–800 m crustal depth, thence an increase in hydrothermal alteration with depth. This interpretation is based on oxide petrography and Curie temperatures, which show a weakly defined minimum in the 700–800 m interval, then an increase to ubiquitous "magnetite" values at just below 2 km crustal depth. Although the relationship between magnetic properties and oxide alteration is reasonably well known for the low-temperature oxidation process from laboratory studies and ophiolite and typical ocean-crust analogs, the change in magnetic properties during hydrothermal alteration is not generally known, nor are ophiolite or typical ocean-crust analogs presently available.Decrease in flow saturation and induced magnetization below 2 km is likely to be the result of alteration of magnetite (sensu lato) to nonmagnetic phases, either on a fine scale to hematite (s.l.) between 2 km and 3 km, or by leaching of iron, leaving anatase pseudomorphs after magnetite (s.l.) below 3 km. The relatively low porosity of the dikes is likely to have protected dike magnetite below 2 km from such oxidation and leaching processes.The study confirms that secondary magnetite in several forms is an important magnetic constituent of the flows in the lower part of the section, particularly where decomposition of primary magnetite is widespread. Secondary magnetite occurs as vermiform or bladelike masses, as rims associated with former silicates, or as fresh continuous magnetite occurring either as subhedral grains or as "reconstructed" primary grains in which relics of sphene-replaced ilmenite lamellae grids are seen.In conclusion, the possibility that the near-surface magnetization of typical ocean crust is commonly the minimum value for a layer extending downwards to the onset of an epidote-bearing facies deserves serious consideration, as does the possibility that strong, stable magnetization of secondary origin occurs in flows where dike density becomes significant.

Une étude fut réalisée dans le but d'identifier les processus qui sont responsables de certaines tendances du comportement de l'aimantation dans les zones profondes d'une coupe verticale de 3,1 km d'une croûte océanique du type de l'Islande, et pour vérifier si des processus semblables peuvent agir, et si des tendances se manifestent dans une croûte océanique typique. Les tendances dans la zone profonde de la coupe de l'Islande se traduisent par un accroissement général du courant de saturation et de l'aimantation induite à une profondeur de 2 km dans la croûte, sous laquelle diminue l'aimantation des coulées tandis que l'aimantation des dykes demeure constante, et des variations importantes de l'aimantation des coulées se manifestent à une échelle de quelques centaines de mètres dans la croûte à une profondeur inférieure à 3 km.L'augmentation du courant de saturation et de l'aimantation induite avec la profondeur dans les deux premiers kilomètres semble résulter de deux processus : une baisse de température de l'oxydation de la surface initiale des laves jusqu'à 700–800 m de profondeur de la croûte, par conséquent il est apparu un intensification de l'altération hydrothermale en profondeur. Cette interprétation relève de la pétrographie des oxydes et des températures du point Curie qui présentent un minimum mal défini pour l'intervalle de 700–800 m accompagné d'une augmentation de la "magnétite" omniprésente à un niveau situé juste sous les deux premiers kilomètres de la croûte. Bien que la relation entre les propriétés magnétiques et l'altération des oxydes est raisonnablement bien connue pour les processus d'oxydation à basse température grâce à des études en laboratoire et sur des ophiolites et des croûtes analogues, cependant la variation des propriétés magnétiques au cours de l'altération hydrothermale n'est pas connue en général et ni les données pour des ophiolites et des croûtes océaniques analogues ne sont disponibles actuellement.La diminution du courant de saturation des coulés et de l'aimantation induite sous les 2 km est vraisemblablement une conséquence de l'altération de la magnétite (sensu lato) en des phases non-magnétiques, soit en hématite pour les particules fines (s.l.) entre 2 et 3 km, et du lessivage du fer, laissant des pseudomorphes d'anatase après magnétite (s.l.) sous 3 km. La porosité relativement faible des dykes semble avoir protégé la magnétite des dykes contre les processus d'oxydation et de lessivage sous 2 km.L'étude confirme que la magnétite secondaire se manifestant sous plusieurs formes est une composante magnétique importante dans les coulées au bas de la coupe, particulièrement où la décomposition de la magnétite primaire est avancée. La magnétite secondaire se présente en masses vermiformes ou en lamelles, en couronnes associées aux silicates plus anciens, ou à l'étal de magnétite fraîche continue, soit en grains hypidiomorphes ou en grains primaires "reconstruits" dans lesquels on observe des résidus de sphène remplaçant les grilles lamellaires d'ilménite.En conclusion, la possibilité que l'aimantation près de la surface d'une croûte océanique typique adopte communément une valeur minimale pour une couche plongeant dans un faciès à épidote mérite une attention particulière, tout comme la possibilité qu'une aimantation forte et stable d'origine secondaire apparaisse dans les coulées où le nombre de dykes devient important. [Traduit par le journal]