Early Tertiary and Mesozoic ground waters in British Columbia were low in δ18O and δD, making it easy to document interactions of meteoric-hydrothermal H2O with the Coast Range plutons. The isotopic data on the igneous rocks can be grouped as follows:graphicZone I represents the gneissic migmatite core of the batholith, west of the quartz-diorite line. Zone II is the granodioritic eastern part of the batholith, and Zone III is a broad zone that includes the Jurassic Topley intrusions and extends from the eastern edge of the batholith to the Pinchi fault zone. Only in Zone I are isotopically 'normal' plutonic rocks found, and even there small amounts of meteoric water were apparently responsible for the late sericitization. All of the rocks in Zones II and III underwent widespread interaction with hot meteoric H2O, including the volcanic and sedimentary country rocks which have δD = −113 to −167 and δ18O = 1.9 to 10.8. Values of δD biotite < −140 are found in essentially all of the low-18O rocks, as well as in those that have 18O-zoned quartz or high Δ18Oqz–feld. Dike rocks have δD similar to their host rocks, but are typically lower in 18O (has the finer grain size facilitated exchange?). The batholithic intrusions apparently created gigantic meteoric-H2O circulation systems, larger than has heretofore been documented. The calculated δD of the H2O is −120 ± 20 assuming T = 500 to 200 °C, indicating that about 45–55 m.y. ago, the meteoric H2O had a uniform δD throughout the area. However, samples from the 140 m.y. old Topley intrusions suggest more D-rich waters, perhaps indicating a warmer climate in the Jurassic. These higher-temperature meteoric-hydrothermal effects are not found east of Pinchi Lake, a terrane that includes the Permian Cache Creek formation and various sediments, volcanic rocks, and blueschists that have δD = −65 to −117 and δ18O = 13.5 to 28.4. This area lacks igneous intrusions, so the meteoric H2O interactions in this area occurred at much lower temperatures than in Zones II and III (≈ 100 °C). Only the finest-grained rocks underwent partial D/H exchange with the meteoric waters responsible for local silicification, serpentinization, and vein carbonate deposition.

Les eaux souterraines du Mésozoïque et du début du Tertiaire en Colombie-Britannique étaient faibles en δ18O et δD, ce qui rend la tâche facile pour documenter les eaux météoriques et hydrothermales avec les plutons de la chaîne Côtière. Les données isotopiques sur les roches ignées peuvent se regrouper comme suit :graphicLa zone I représente le noyau de migmatites gneissiques du batholite, à l'ouest de la région des diorites quartzifères. La zone II, dans la partie est du batholite, contient de la granodiorite et la zone III est une vaste zone qui englobe les intrusions jurassiques de Topley et s'étend de la limite est du batholite jusqu'à la zone de faille de Pinchi. On ne retrouve de roches plutoniques isotopiquement normales que dans la zone I, et même là de petites quantités d'eau météorique ont probablement été responsables de la séritisation tardive. Toutes les roches des zones II et III on eu des échanges extensifs avec des eaux météoriques chaudes, y compris les roches volcaniques et sédimentaires encaissantes qui ont un δD = −113 à −167 et un δ18O = 1.9 à 10.8. On mesure des valeurs de δD pour la biotite de < −140 dans pratiquement toutes les roches pauvres en 18O aussi bien que dans celles qui ont des quartz zonés de 18O ou des valeurs élevées de Δ18Oqz–felds. Les roches provenant de dykes ont un δD semblable aux roches encaissantes mais sont typiquement pauvres en 18O (la finesse des grains a-t-elle pu faciliter l'échange?). L'intrusion de batholites a apparamment créé de gigantesques systèmes de circulation d'eau météorique à une échelle plus grande que ce qui a été documenté jusqu'à présent. Les valeurs calculées de δD pour l'eau est de −120 ± 20 en supposant une température T = 500 à 200 °C, ce qui indique qu'il y a 45–55 Ma les eaux météoriques avaient une valeur uniforme de δD à travers toute la région. Toutefois des échantillons provenant des intrusions de Topley, et datant de 140 Ma suggèrent la présence d'eaux plus riches en D résultant peut-être d'un climat plus chaud durant le Jurassique. Ces effets de température plus élevée dans des eaux météoriques-hydrothermales ne se retrouvent pas à l'est de Pinchi Lake, dans des terrains qui comprennent la formation permienne de Cache Creek et différents sédiments, roches volcaniques, et schistes bleus qui ont δD = −65 à −117 et δD18O = 13.5 à 28.4. Cette région n'a pas d'intrusions ignées de sorte que les échanges avec l'eau météorique dans cette région se sont produits à des températures beaucoup plus faibles que dans les zones II et III (≈ 100 °C). Seulement les roches microgrenues ont subi un échange partiel D/H avec les eaux météoriques responsables de la silicification locale, la serpentinisation et le dépôt de carbonates en veines. [Traduit par le journal]