Re-evaluation of the age of Canadian dike swarms using Rb–Sr whole-rock data give the following results:graphicDetailed studies of the Matachewan dike swarm show that in most cases Rb–Sr mineral isochron age values from individual samples are concordant with the Rb–Sr whole-rock age values for the dike swarm as a whole and are clearly greater than K–Ar age values on the same material. The fact that the mineral isochron ages and the whole-rock ages by the Rb–Sr method are similar suggests that there has been no significant thermal overprinting of these particular dikes since their emplacement and solidification or contamination by radiogenic 87Sr from the host environment. Furthermore, the general scatter and lack of significant grouping of the lower K–Ar values similarly suggests that there was no single period of thermal resetting of the K–Ar ratios. It is observed that the K–Ar age values are greater in samples containing mica, and are more scattered and lower in samples in which potassium is contained in late-stage or principal phases other than mica. Therefore, it seems likely that significant loss of argon may result at near or normal surface temperatures and that the rate of diffusion is dependent on the mineralogy of the sample. It is concluded that reasonably good age determinations can be made on diabase dike rocks of ancient age by the Rb–Sr whole-rock isochron method, if the mineral isochrons are concordant.

Une nouvelle détermination de l'âge des essaims de dykes du Canada par l'analyse Rb–Sr de roches totales donne les résultats suivants :graphicL'étude détaillée de l'essaim de dyke de Matachewan montre que dans la plupart des cas, les âges Rb–Sr des minéraux d'une roche concordent avec celui de cette même roche, et sont nettement supérieurs aux âges K–Ar des mèmes matériaux. La similitude des âges Rb–Sr des minéraux et des roches indique qu'il n'y a eu ni homogénéisation isotopique de ces dykes, ni contamination par du 87Sr radiogénique par les roches encaissantes depuis leur mise en place et leur solidification. De plus, l'éparpillement des valeurs des âges K–Ar suggère qu'il y a eu plusieurs périodes d'homogénéisation du rapport K–Ar. On observe des valeurs supérieures pour les âges K–Ar dans les échantillons renfermant du mica, et des valeurs inférieures et plus dispersées dans les échantillons dans lesquels le potassium est contenu dans des phases principales ou de fin de cristallisation autres que le mica. Il est donc probable qu'une perte significative en argon se produise à des températures avoisinant celles des conditions de surface, et que le taux de diffusion dépende de la composition minéralogique de l'échantillon. En conclusion, il est possible de déterminer l'âge de dykes de diabases anciens par la méthode Rb–Sr à la condition qu'il y ait similitude d'âge entre la roche totale et les minéraux de cette même roche. [Traduit par le journal]