Abstract

Le déplacement du matériel superficiel causé par l’écroulement printanier des carapaces de glace qui se forment sur certaines parois rocheuses durant l’hiver a été quantifié sur trois talus détritiques de la Haute-Gaspésie. Les volumes de glace accumulés sur les falaises varient entre 1000 et 4000 m3. Un des écroulements a déclenché une avalanche de neige chargée de blocs de glace. Elle s’est propagée à plus de 250 m de la paroi rocheuse et le volume du dépôt, essentiellement constitué de glace (>80 %) et de neige, a été estimé à 5000 m3. Le déplacement des débris déplacés par les blocs de glace à la surface des talus a été suivi à l’aide de 297 transpondeurs passifs intégrés (PIT tags) collés sur des cailloux. Des tiges de fer ont été insérées sous la surface du talus pour mesurer l’érosion et l’accumulation à la surface des talus. Des déplacements moyens de 21 m ont été observés et un déplacement maximal de 232 m a été mesuré sur l’un des sites. Globalement, de l’érosion a été observée sur presque toute la longueur des talus sauf à la base des versants où d’importantes accumulations ont été enregistrées. Le schéma de déplacement des sédiments est conforme au mode de déplacement des blocs de glace sur les versants. Même s’il n’a pas été possible d’isoler l’impact de tous les processus actifs sur les versants étudiés, il est évident que l’écroulement des carapaces de glace est le processus géomorphologique dominant sur les versants étudiés.

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