Abstract

L’intense altération géochimique, qui a affecté l’ensemble de la zone transcontinentale des boucliers pendant plusieurs millions d’années, a dissous partiellement la partie supérieure de la croûte continentale dont une partie des éléments résiduels (essentiellement du quartz) est aujourd’hui associée aux phases supergènes, issues de la reprécipitation à l’échelle régionale d’une partie du fer, de la silice et de l’aluminium parental. Il s’en suit la formation d’un manteau de débris parfois chapeauté par des cuirasses ferrugineuses, alumineuses ou manganésifères. Cette configuration implique une difficulté de traçage des signatures parentales des minéralisations primaires, la localisation et l’interprétation des anomalies géochimiques. En effet, les processus pédologiques et géomorphologiques, en occurrence le cuirassement, affectent l’expression de la localisation de ces anomalies. Le paysage de la zone d’étude, interprété et traduit en terme de susceptibilité à rendre d’éventuelles anomalies géochimiques, en d’autres termes du caractère résiduel ou transporté de celles-ci, donne quatre classes à potentiel de déplacement d’anomalie : (i) anomalie résiduelle, (ii) anomalie sub-résiduelle, (iii) anomalie déplacée, (iv) anomalie fortement déplacée et (ou) masquée. Une telle caractérisation et spatialisation de l’espace à prospecter constitue un support substantiel pour l’orientation des campagnes de prospections géochimiques. La cartographie des altérites doit se poser comme une composante essentielle des techniques modernes, novatrices d’exploration géochimique, qui créent le besoin croissant de mieux comprendre aussi bien la cuirasse transportée que la mesure suivant laquelle elle cache ou révèle des minéralisations en profondeur.

Abstract

The intense geochemical alteration that affected the entire transcontinental zone of the shields during several million years partially dissolved the upper part of the continental crust, of which some of the residual elements (mainly quartz) are today associated with the supergene phases resulting from the regional-scale reprecipitation of part of the parent iron, silica, and aluminum. The reprecipitation led to the formation of a debris mantle sometimes overlain by iron, aluminum, or magnesium hardpan layers. This configuration makes it difficult to trace the parent signatures of the primary mineralizations and to locate and interpret the geochemical anomalies. The pedologic and geomorphic processes, e.g. the encrustation, affect the localization expression of these anomalies. The landscape of the study zone, interpreted and expressed in terms of susceptibility to give certain geochemical anomalies, or expressed in terms of the residual or transported geochemical anomalies, results in four classes with a potential of anomaly displacement: (i) residual anomaly, (ii) sub-residual anomaly, (iii) displaced anomaly, (iv) strongly displaced and (or) masked anomaly; this greatly helps direct the geochemical exploration campaigns. Mapping the alterites must be considered an essential component of modern and innovative geochemical exploration techniques, thus creating a growing need for a better understanding of both the transported hardpan and the degree to which it hides or reveals the deep-seated mineralizations.

You do not currently have access to this article.