Abstract

En Juillet 1996, suite à une crue éclair, 9 millions de m3 de sédiments ont été exportés en direction de la baie des Ha! Ha! éliminant, en partie ou en totalité, la faune benthique de la baie. Dans le cadre de ce travail, la scanographie par « CT scanner » a été utilisée dans ce milieu fortement perturbé pour étudier, d’une part, les relations existantes entre les variations des intensités tomographiques et les paramètres sédimentologiques de la colonne sédimentaire et, d’autre part, quantifier les structures biogènes induites par l’activité des organismes benthiques. La compaction, les teneurs en CaCO3 et la granulométrie des sédiments exercent une influence prépondérante sur la variation des intensités tomographiques. La scanographie a permis d’étudier et quantifier, de façon non destructive, l’occupation des sédiments par les structures biogènes et en particulier d’apprécier l’importance des fines structures biogènes (0,250 à 1 mm) dans la couche sédimentaire de surface (0 à 5 cm). L'occupation des sédiments par les structures biogènes est maximale dans la partie supérieure de la colonne sédimentaire et tend à décroître en profondeur. Si le remaniement sédimentaire est en mesure d’augmenter la porosité de sédiments, la consolidation des parois des structures biogènes va compenser cette déstabilisation générée par l’activité des organismes. La bioturbation induite par l’activité des organismes benthiques a un rôle considérable sur la structure sédimentaire et les processus biogéochimiques se produisant dans les sédiments. Afin d’évaluer l’importance de l’activité des organismes benthiques, il s’avère donc primordial de quantifier le volume occupé par les structures biogènes dans les sédiments.

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