Abstract

A new mineral species, rruffite, ideally Ca2Cu(AsO4)2·2H2O, has been found in the oxidation zone of the Cu–As orebody in the Maria Catalina mine, Tierra Amarilla, Chile. It is a secondary mineral and occurs in granular or blocky aggregates and druses. Associated minerals include quartz, barite, mansfieldite, alumopharmacosiderite, conichalcite, metazeunerite, and barahonite-(Al). Rruffite is pale or light blue, transparent with white streak and vitreous luster. It is brittle, has a Mohs hardness of ~3 and a perfect cleavage on {010}, and is twinned on (100). The measured and calculated densities are 3.79(3) and 3.77(2) g/cm3, respectively. Rruffite is insoluble in water, acetone, and hydrochloric acid. Optically, it is biaxial (−), with α 1.725(1), β 1.734(1), γ 1.740(1), 2Vmeas 80(2)°, Y = b, Xc 49°, and it does not fluoresce under long- or short-wave ultraviolet light. The dispersion is weak, with r < v. An electron-microprobe analysis yielded the empirical formula Ca2.01Cu1.01(AsO4)2.02·1.9H2O. Rruffite, isostructural with roselite, is monoclinic, with space group P21/c and unit-cell parameters a 5.8618 (2), b 12.7854 (5), c 5.7025 (2) Å, β 109.425(2)°, and V 403.05(3) Å3. Its structure is characterized by isolated CuO4(H2O)2 octahedra that are linked by corner-sharing with AsO4 tetrahedra to form the kröhnkite-type chains parallel to the c axis. These chains are linked together by large Ca cations and hydrogen bonding. Owing to the strong Jahn–Teller effect, the MO4(H2O)2 octahedron in rruffite is the most distorted of all known roselite-group minerals (M = Cu, Co, Mn, Mg, and Zn) in terms of the quadratic elongation of the octahedra. The Raman spectra of rruffite resemble those of arsenate minerals of the roselite group.

Abstract

Nous décrivons une nouvelle espèce minérale, la rruffite, de formule idéale Ca2Cu(AsO4)2·2H2O, dans la zone d’oxydation d’un minerai de Cu–As à la mine Maria Catalina, Tierra Amarilla, au Chili. Il s’agit d’un minéral secondaire qui se présente en agrégats granulaires ou en blocs, ainsi que dans des cavités. Lui sont associés quartz, barite, mansfieldite, alumopharmacosidérite, conichalcite, métazeunerite, et barahonite-(Al). La rruffite est bleu pâle, transparente avec une rayure blanche et un éclat vitreux. Elle est cassante, possède une dureté de Mohs d’environ 3 et un clivage {010} parfait, et est maclée sur (100). Les densités mesurée et calculée sont 3.79(3) et 3.77(2) g/cm3, respectivement. La rruffite est insoluble dans l’eau, l’acétone, et l’acide chlorhydrique. Elle est biaxe négative, avec α 1.725(1), β 1.734(1), γ 1.740(1), 2Vmes 80(2)°, Y = b, et Xc 49°; elle ne montre aucune fluorescence en lumière ultraviolette en longueurs d’onde longue ou courte. La dispersion est faible, avec r < v. Une analyse effectuée avec une microsonde électronique a mené à la formule empirique Ca2.01Cu1.01(AsO4)2.02·1.9H2O. La rruffite, isostructurale avec la roselite, est monoclinique, groupe spatial P21/c, avec les paramètres réticulaires a 5.8618 (2), b 12.7854 (5), c 5.7025 (2) Å, β 109.425(2)°, et V 403.05(3) Å3. Sa structure contient des octaèdres CuO4(H2O)2 isolés liés par partage de coins avec des tétraèdres AsO4 pour former des chaînes de type kröhnkite parallèles à l’axe c. Ces chaînes sont connectées l’une à l’autre par des cations Ca et par liaisons hydrogènes. A cause de la forte influence de l’effet Jahn–Teller, l’octaèdre MO4(H2O)2 dans la rruffite est le plus déformé de tous les minéraux faisant partie de groupe de la roselite (M = Cu, Co, Mn, Mg, et Zn) en termes de l’allongement quadratique de l’octaèdre. Les spectres de Raman de la rruffite ressemblent à ceux des minéraux arsenatés du groupe de la roselite.

(Traduit par la Rédaction)

You do not currently have access to this article.