Abstract

We report here an occurrence of cuspidine as part of a complex symplectitic intergrowth formed from the breakdown of åkermanite (XMg = 0.97, Na-mel12Gh3) in a calc-silicate xenolith in the Kiglapait Intrusion, Labrador, Canada. The symplectite is dominated by aluminian diopside, cuspidine, and monticellite, but also contains a calcic garnet (Grs70) and serpentine. Cuspidine approaches closely the ideal F-bearing composition. Average proportions of phases in the intergrowth are 33% clinopyroxene, 27% cuspidine, 21% monticellite, 9% garnet, and 9% serpentine. A reconstructed bulk-composition of the intergrowth approximately matches the composition of the adjacent åkermanite, with the exception of Na and Fe, which were probably mobile (or retained in residual åkermanite in the case of Na). The dominant phases in the intergrowth probably resulted from progress of the reaction: åkermanite + F = diopside + cuspidine + monticellite, with additional grossular forming from the gehlenite component of melilite. Serpentine formed in a later stage of retrogression, once sufficient H2O was available. The peak T experienced by the xenolith is well constrained at ≥875°C, but the retrograde, symplectite-forming reaction is less certain (probably ≤700°C), with serpentine forming at an even lower T. Fluorine-rich cuspidine requires interaction with a F-bearing fluid, probably derived from the surrounding magma. This interpretation is consistent with the known volatile content of the Kiglapait Intrusion, which contained F far in excess of H2O and Cl.

Abstract

Nous décrivons ici un indice de cuspidine, composante d’une intercroissance symplectitique formée aux dépens de l’åkermanite (XMg = 0.97, Na-mel12Gh3) dans un xénolite calco-silicaté prélevé du complexe intrusif de Kiglapait, Labrador, Canada. L’intercroissance contient surtout diopside riche en Al, cuspidine, et monticellite, mais aussi un grenat calcique (Grs70) et serpentine. La cuspidine se rapproche de la composition du pôle fluoré. Les proportions moyennes des phases dans l’intercroissance sont 33% clinopyroxene, 27% cuspidine, 21% monticellite, 9% garnet, et 9% serpentine. Une composition globale reconstruite de l’intercroissance ressemblerait à la composition de l’åkermanite adjacente, à l’exception de Na et Fe, qui étaient probablement mobiles (ou retenus dans l’åkermanite résiduelle dans le cas du Na). Les phases dominantes de l’intercroissance témoigneraient du progrès de la réaction: åkermanite + F = diopside + cuspidine + monticellite, le grossulaire additionnel s’étant formé à partir de la composante gehlenite de la mélilite. La serpentine se serait formée plus tard au cours de la rétrogression, suite à l’infiltration d’une quantité suffisante de H2O. La température maximale qu’aurait subi le xénolite est bien cernée à ≥875°C, mais la formation rétrograde de la symplectite est moins bien définie (probablement ≤700°C), avec la serpentine à plus basse température. La cuspidine, enrichie en fluor, requiert une interaction avec une phase fluide porteuse de F, dérivé du magma encaissant. Notre interprétation concorde avec les teneurs en composants volatils du complexe intrusif de Kiglapait, dont le magma contenant davantage de F que de H2O et Cl.

(Traduit par la Rédaction)

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