Abstract

The La Canalita pegmatites in the Navasfrías Sn–W district, in Spain, are a group of Li-rich LCT rare-element pegmatites hosted by metamorphic rocks. It consists of several dikes up to 1 m thick, 16 m in length and of unknown depth that were mined during the 40s and 50s for tin. Here, we document the Ta-rich oxide minerals, such as those of the columbite–tantalite group, tapiolite-(Fe) and microlite. It is possible to distinguish a primary assemblage, formed of extremely Mn-rich columbite and tantalite, and microlite, the latter forming the host of columbite-(Mn) exsolution lamellae in the intermediate parts of the dikes. The influence of metasomatic fluids led to the formation of a lepidolite–albite late unit and the crystallization of a secondary assemblage consisting of tantalite-(Fe), tantalite-(Mn) and tapiolite-(Fe). Uranium-rich microlite (up to 6% wt. UO2) is present in this assemblage, replacing tantalite. Subsequently, the entrance of hydrothermal fluids, probably mixed with metamorphic fluids, caused a partial greisen-like alteration of the pegmatite bodies and formed a second generation of microlite replacing tapiolite, with high Ca and Ta and low F contents. The lack of a chemically suitable protolith in the surrounding metamorphic rocks, combined with the mineralogical paragenesis containing U-rich microlite, together with the composition of the Sn, Nb and Ta oxide minerals of the pegmatite dikes, suggest that the Cadalso – Casillas de Flores batholith is the most probable source of the melts forming the La Canalita pegmatite dikes.

Abstract

Les pegmatites de La Canalita, du district à Sn–W de Navasfrías, en Espagne, sont de type LCT, enrichies en Li et en éléments rares, et mis en place dans un encaissant métamorphique. Il y a plusieurs filons atteignant une largeur d’un mètre et une longueur de 16 mètres, de dimension verticale méconnue, qui ont été exploitées dans les années 40 et 50 pour l’étain. Nous décrivons ici les oxydes riches en tantale, par exemple ceux de la série columbite–tantalite, la tapiolite-(Fe) et le microlite. Il nous est possible de distinguer un assemblage primaire de columbite très riche en Ta, de tantalite, et de microlite, ce dernier renfermant des lamelles d’exsolution de columbite-(Mn) dans les parties intermédiaires des filons. L’influence de fluides a mené à une métasomatose, à la formation tardive d’une unité à lépidolite–albite, et à la cristallisation d’un assemblage secondaire de tantalite-(Fe), tantalite-(Mn) et tapiolite-(Fe). Un microlite uranifère (jusqu’à 6% de UO2, poids) y est développé en remplacement de la tantalite. Par la suite, il y eut une introduction d’une fluide venant de l’encaissant, ce qui a causé une altération partielle de type greisen dans ces pegmatites, et une seconde génération de microlite en remplacement de la tapiolite, avec des teneurs élevées en Ca et en Ta, et à faible teneur en F. D’après l’absence d’un protolithe approprié dans les suites métamorphiques avoisinantes, le développement de paragenèses contenant le microlite uranifère, ainsi que la composition des oxydes de Sn, Nb et Ta, les magmas résiduels qui ont formé les filons pegmatitiques de La Canalita proviendraient du batholite Cadalso – Casillas de Flores.

(Traduit par la Rédaction)

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