Abstract

The Sung Valley alkaline complex is a relatively small intrusion of Lower Cretaceous age emplaced slightly before or during the India–Antarctica break-up. It consists of ultramafic rocks (dunites, wehrlites, clinopyroxenites, uncompahgrites), mafic rocks (ijolites sensu lato), felsic rocks (nepheline syenites) and carbonatites. The chemical composition of the mafic minerals indicates the expected enrichment in iron toward the felsic rocks. On the other hand, carbonatites feature very Mg-rich minerals, generally Cr-rich, indicating that their genesis is completely unrelated to that of mafic and felsic rocks (ijolites and nepheline syenites). The parageneses indicate that this complex was formed by batches of primitive magmas with a distinct magmatic affinity (olivine melilitites and olivine nephelinites, basanites, and possibly also carbonatites) which evolved independently, generating the observed spectrum of intrusive rocks. Clinopyroxenites have interstitial alkali feldspar and titanite, indicating that they formed from evolved feldspar-normative (phonotephritic, tephriphonolitic) magmas. The sequence perovskite–titanite and titanite–garnet noted in some ijolitic rocks indicates changes in the chemical composition of coexisting silicate melts and, most likely, an increasing f(O2). The trace-element profiles of coexisting phases in interesting associations in a sample of ijolite were documented by means of LA–ICP–MS analyses.

Abstract

Le complexe alcalin de Sung Valley, en Inde, d’âge crétacé inférieur, est un massif intrusif relativement petit dont la mise en place a légèrement précédé ou accompagné la rupture du socle Inde–Antarctique. On y trouve des roches ultramafiques (dunites, wehrlites, clinopyroxénites, uncompahgrites), mafiques (ijolites sensu lato), felsiques (syénites néphéliniques) et des carbonatites. La composition des minéraux mafiques témoigne de l’enrichissement en fer typique en direction des roches felsiques. En revanche, les carbonatites contiennent des minéraux fortement enrichis en Mg et, en général, aussi enrichis en Cr, indication que leur filiation serait complètement différente de celle qui a produit les roches mafiques et felsiques (ijolites et syénites néphéliniques). Les paragenèses indiquent que ce complexe a été formé par des venues de magma primitif ayant une affinité distincte, produisant un cortège de mélilitites à olivine, des néphélinites à olivine, des basanites, et possiblement aussi des carbonatites, qui auraient évolué de façon indépendante, générant ainsi le spectre observé de roches intrusives. Les clinopyroxénites possèdent un feldspath alcalin interstitiel et la titanite, indication qu’elles ont été formées à partir d’un magma évolué de composition phonotephritique ou tephriphonolitique et à feldspath normatif. La séquence pérovskite–titanite et titanite–garnet présente dans certaines roches ijolitiques indique des changements compositionnels des magmas silicatés coexistants et, tout probablement, une augmentation en f(O2). Les profils d’éléments traces dans des phases coexistantes dans les associations interessantes d’un échantillon d’ijolite ont fait l’object d’analyses par la technique LA–ICP–MS.

(Traduit par la Rédaction)

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