Abstract

A-type granitoids and rhyolites are here considered as those that fulfill at least one of the following four criteria: (i) genetic association with magmatic rocks of sodic or ultrapotassic alkaline affinity. These in general include syenitic rocks, peralkaline rocks, and trachybasalts, basaltic trachyandesites or their plutonic equivalents; (ii) (Na2O + K2O) and FeOT/(FeOT + MgO) whole-rock values respectively higher than 9 wt% and 0.9; (iii) peralkaline compositions; (iv) (104*Ga)/Al > 2.6, and Ce + Y + Nb + Zr > 340 ppm, plotting in the within-plate field in the (Nb + Y) versus Rb diagram. A-type granitic rocks are widespread in the Neoproterozoic post-collisional settings in southern Brazil. They are positioned either within large shear-zones or in thick volcanosedimentary sequences formed in strike-slip basins. They predominate in the late to final stages of post-collisional magmatism, and follow medium- to high-K subalkaline and shoshonitic associations. The intensity of transcurrent tectonics has an important role in promoting crustal contamination of magmas intruded where shear zones are active. The main effects of crustal contamination observed are increased magmatic oxidation, depletion of HFS elements, and reduction of agpaitic indices. The post-collisional rhyolitic or granitic A-type magmas from southern Brazil are coeval with mafic magmas and, in some cases, with trachytes or syenites of the same chemical affinity, i.e., most of them belong to the sodic silica-saturated alkaline series and to the ultrapotassic silica-saturated series. Trace-element and isotope data suggest that the plutonic and volcanic A-type rocks from southern Brazil have a variable contribution of crustal components, and in some cases none at all, and have a very strong contribution of OIB–EM1 sources. On the basis of such evidence, we propose that the post-collisional A-type magmas in southern Brazil are derived from basic or intermediate mantle-derived magmas, mostly by fractional crystallization processes, in some cases with contamination by crustal melts, particularly where transcurrent tectonics were active.

Abstract

Les roches granites et les rhyolites de type A doivent satisfaire au moins un des quatre critères suivants. (i) Elles font preuve d’une association génétique avec des roches magmatiques de composition sodique ou ultrapotassique. Ces roches incluent en général des roches syénitiques, des roches hyperalcalines, et des trachybasaltes, trachyandésites basaltiques, ou bien leurs équivalents plutoniques. (ii) Les valeurs de (Na2O + K2O) et de FeOT/(FeOT + MgO) des roches totales devraient respectivement dépasser 9% (poids) et 0.9. (iii) Les compositions sont hyperalcalines. (iv) La valeur (104*Ga)/Al dépasse 2.6, et le total de Ce + Y + Nb + Zr dépasse 340 ppm, ce qui les place dans le domaine intra-plaque dans le diagramme (Nb + Y) versus Rb. Les roches de type A sont répandues dans les ceintures post-collisionnelles néoprotérozoïques du sud du Brésil. On les trouve soit dans des zones de cisaillement importantes, soit mises en place dans des séquences volcanosédimentaires épaisses dans des bassins développés entre failles coulissantes. Elles prédominent aux stades tardifs ou terminaux d’un magmatisme attribuable à la collision, et suivent la mise en place d’associations subalcalines et shoshonitiques à teneurs de moyennes à élevées en K. L’intensité de la tectonique translationnelle joue un rôle important en favorisant la contamination crustale des magmas mis en place là où les zones de cisaillement sont actives. Une telle contamination par la croûte cause une augmentation du taux d’oxydation inrinsèque des magmas, un appauvrissement en éléments ayant un champ potentiel élevé, et une réduction de l’indice agpaïtique. Les magmas qui ont produit les rhyolites et les granites post-collisionnels et de type A dans le sud du Brésil étaient contemporains de magmas mafiques, et dans certains cas, de trachytes ou de syénites de la même affinité chimique. La plupart d’entre eux font partie de séries sodique ou ultrapotassique saturées en silice. Les données à propos des éléments traces et des isotopes font penser que ces exemples plutoniques et volcaniques de magmatisme de type A possèdent une contribution variable de composantes crustales, et dans certains cas, aucune telle contribution; en revanche, ces roches contiennent une forte contribution de source de type OIB–EM1. Nous proposons donc que les magmas post-collisionnels de type A dans le sud du Brésil auraient été dérivés de magmas basiques ou intermédiaires, surtout par processus de cristallisation fractionnée, mais avec contamination par des magmas formés par anatexie de la croûte, surtout là où les mouvements tectoniques par translation ont été importants.

(Traduit par la Rédaction)

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