Abstract

The Mesoproterozoic Mucajaí anorthosite – mangerite – rapakivi granite (AMG) complex, in northern Brazil, comprises rapakivi granites, fayalite–pyroxene quartz mangerite and syenite, and a massif-type anorthosite forming an asymmetrically zoned igneous complex without counterpart in the Amazonian craton. The rapakivi granites consist of biotite–hornblende granite, including pyterlites and subordinate wiborgites, and porphyritic biotite granite, and exhibit strong similarities with the classic rapakivi granites of Finland. The presence of a fayalite + ilmenite + quartz assemblage in the mangerites indicates low f(O2) conditions during crystallization. The mangerites and rapakivi granites exhibit geochemical characteristics of A-type granites, including high contents of HFS elements (especially Zr), high Ga/Al, Rb/Ba and Rb/Sr values, high K2O contents and high FeOt/(FeOt + MgO), typical of reduced rapakivi granites. The biotite granite and the biotite–hornblende granite are related to each other by fractional crystallization, but the mangeritic rocks probably have an independent origin. A 1538 ± 5 Ma Pb–Pb evaporation age has been obtained for a fayalite–pyroxene mangerite. This age overlaps within analytical errors with the 1527 ± 7 Ma (U–Pb SHRIMP) and 1544 ± 42 Ma (U–Pb conventional method) ages previously reported for the anorthosite and rapakivi granites, respectively. The Nd data, including TDM model ages, in the range of 2.07–2.01 Ga, and εNd(t) values between −2.4 and −1.3 suggest a juvenile crustal source for the granitic rocks of the complex. The εNd(t) value calculated for the anorthosite (−2.9) probably reflects crustal contamination. Prominent bodies of rapakivi granite coeval with the Mucajaí AMG complex are distributed along a NW–SE belt in the western part of the Guyana shield. The Mucajaí AMG complex intruded 1.94 Ga country rocks at least ca. 400 my after the stabilization of this part of the Guyana shield, indicating an intraplate setting, in a geological scenario similar to those of the classical rapakivi complexes of the Fennoscandian shield.

Abstract

Le complexe mésoprotérozoïque à anorthosite – mangerite – rapakivi granite (AMG) de Mucajaí, situé dans le nord du Brésil, contient des granites à texture rapakivi, des mangérites et syénites quartzifères à fayalite–pyroxène, et une anorthosite de type massif; ces roches sont disposées dans un pluton zoné assymétriquement sans égal sur le craton amazonien. Les granites rapakivi sont des granites à biotite–hornblende, y inclus pyterlites et wiborgites subordonnées, et des granite porphyriques à biotite qui montrent de fortes ressemblances aux granites rapakivi classiques finlandais. La présence de l’assemblage fayalite + ilménite + quartz dans les mangérites témoigne de faibles valeurs de f(O2) au cours de la cristallisation. Les mangérites et les granites rapakivi font preuve de caractéristiques géochimiques de granites de type A, par exemple de teneurs élevées des éléments à champ potentiel élevé, surtout le Zr, et en K2O, et des valeurs élevées de Ga/Al, Rb/Ba, Rb/Sr, et de FeOt/(FeOt + MgO), typiques des granites rapakivi réduits. Le granite à biotite et le granite à biotite–hornblende sont liés l’un à l’autre par un processus de cristallisation fractionnée, mais les roches mangéritiques auraient probablement une origine indépendante. Nous avons obtenu un âge de 1538 ± 5 Ma pour la mangérite à fayalite–pyroxène par évaporation Pb–Pb du zircon. Compte tenu des erreurs analytiques, ce résultat chevauche les âges 1527 ± 7 Ma (U–Pb, appareil SHRIMP) et 1544 ± 42 Ma (U–Pb, méthode conventionnelle) décrits antérieurement pour l’anorthosite et les granites rapakivi, respectivement. Les données Nd, y inclus les âges modèles TDM, dans l’intervalle 2.07–2.01 Ga, et les valeurs de εNd(t), entre −2.4 et −1.3, font penser à une source crustale juvénile pour les roches granitiques du complexe. La valeur de εNd(t) calculée pour l’anorthosite (−2.9) indiquerait les effets d’une contamination par la croûte. Des massifs imposants de granite rapakivi contemporains du complexe AMG de Mucajaí sont distribués le long d’une ceinture NO–SE dans la partie occidentale du bouclier guyanais. Le complexe de Mucajaí est mis en place dans un encaissant de 1.94 Ga, au moins 400 millions d’années après la stabilisation de cette partie du bouclier guyanais, indiquant un contexte géologique intraplaque, tout comme c’est le cas pour les complexes rapakivi classiques du bouclier fennoscandien.

(Traduit par la Rédaction)

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