Abstract

Electron-microprobe data were obtained from monazite along five transects within the Longstaff Bluff Formation, a thick package of Paleoproterozoic turbiditic rocks exposed on Baffin Island, northern Canada, and metamorphosed at conditions of the upper greenschist to granulite facies during the Trans-Hudson Orogeny. During prograde metamorphism, the LREE content of monazite progressively decreased, whereas the U, Th, Y and HREE content increased, with sharp changes at the transition from Sil–Kfs rocks to incipiently migmatitic rocks. In situ chemical dating of monazite yielded a range of ages from 1913 to 1741 Ma. The age data form five distinct clusters (1910, 1880, 1845, 1805, and 1765 Ma), of which at least four are interpreted to represent different episodes of monazite growth. The textural relationship and petrographic context of the grains were used to constrain the significance of the data. The two oldest grains (1910 Ma) could be detrital or metamorphic. The 1880 Ma age is interpreted to reflect monazite growth near the onset of regional deformation. The 1845 Ma age cluster is mostly found in the three southern (higher-grade) transects, the 1805 Ma event is widespread throughout the study area, and the 1765 Ma episode of monazite growth has been recognized mostly in the northern (lower-grade) part of the study area. The results suggest a northward progression of metamorphism from granulite- to lower-amphibolite-facies assemblages, with textural data suggesting that the widespread 1805 Ma event was responsible for migmatite formation in the southernmost part of the study area.

Abstract

Nous nous sommes servis d’une microsonde électronique pour caractériser la composition de la monazite dans une suite d’échantillons prélevés le long de cinq transects effectués dans la Formation de Longstaff Bluff, île de Baffin, nord du Canada, une épaisse séquence de turbidites paléoprotérozoïques métamorphisées du faciès des schistes verts jusqu’au faciès granulite au cours de l’orogène Trans-Hudsonien. Au cours du métamorphisme prograde, le contenu en terres rares légères de la monazite a progressivement diminué, tandis que le contenu en U, Th, Y et terres rares lourdes a augmenté, avec une variation abrupte à la transition entre l’assemblage Sil–Kfs et l’apparition des premiers produits de fusion partielle. La datation chimique in situ de la monazite a révélé des âges variant de 1913 à 1741 Ma. Les données obtenues forment cinq groupes d’âge distincts (1910, 1880, 1845, 1805, et 1765 Ma), desquels au moins quatre sont interprétés comme représentant des épisodes distincts de croissance de la monazite. Les relations texturales et le contexte pétrographique des différents grains ont été utilisés pour mieux comprendre la signification des âges obtenus. Les deux cristaux de monazite les plus âgés (1910 Ma) pourraient être d’origine métamorphique ou détritique. Nous interprétons l’âge de 1880 Ma comme résultat de la croissance de la monazite liée au début de la déformation régionale. L’âge de 1845 Ma est surtout présent dans les trois transects les plus au sud (à plus haut grade métamorphique), l’événement à 1805 Ma est répandu dans tous les transects, tandis que l’épisode de formation de la monazite à 1756 Ma est surtout évident dans le nord de la région étudiée (à plus bas grade métamorphique). D’après ces résultats, il y aurait eu une progression du degré de métamorphisme du sud vers le nord, avec une progression du faciès granulite au faciès amphibolite. Les évidences pétrographiques et texturales font aussi penser que l’événement de 1805 Ma serait responsable de la formation de migmatites dans le sud de la région.

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