Abstract

The example of manganese mineralization studied in this paper makes up the major concentration of this element in Argentina. It comprises an area of 70 by 30 km in the eastern Sierras Pampeanas, located in Córdoba and Santiago del Estero provinces. It is quite unusual since it is hosted in granodioritic and rhyodacitic rocks. Geochemical, petrological and structural analyses demonstrate that these rocks are unrelated to the mineralization process. The geometry and distribution of the veins are controlled by a dextral shear system related to north–south lineaments. Textural and structural analyses of the veins indicate four different stages of mineralization. Ore minerals precipitated during the first three, whereas the gangue was mainly formed during the last stage. X-ray diffraction and electron-microprobe studies show that Mn4+ oxides (hollandite, pyrolusite, ramsdellite, romanèchite and cryptomelane) associated with Fe3+ oxides (goethite and hematite) are the main ore minerals. Calcite, opal, barite, and lesser amounts of fluorite, quartz and “chalcedony” are the most common gangue minerals. Fluid-inclusion studies show that this mineralization was associated with aqueous solutions of low salinity and a temperature of about 125°C. Isotopic analyses based on several samples of calcite (δ13C, δ18O) and barite (δ34S, δ18O) have demonstrated the dominance of meteoric waters in the hydrothermal fluids. Finally, the chemical composition of manganese oxides supports the hypothesis of an epithermal system developed in continental environments.

Abstract

L’exemple de minéralisation en manganèse dont il est question ici constitue la plus grande concentration de Mn en Argentine. La zone minéralisée s’étend sur une superficie de 70 × 30 km dans la chaîne des Sierras Pampeanas orientales, située dans les provinces de Córdoba et de Santiago del Estero. La minéralisation y est assez inhabituelle, parce qu’elle est encaissée par des roches granodioritiques et rhyodacitiques. Les analyses géochimiques, pétrologiques et structurales démontrent que ces roches n’ont rien à voir avec la minéralisation. La géometrie et la distribution des veines sont régies par un système de failles dextrales cisaillantes liées à des linéaments nord–sud. Nos analyses texturales et structurales des veines indiquent quatre stades distincts de minéralisation. Les minéraux du minerai se sont formés au cours des trois premiers, tandis que les minéraux de la gangue se sont surtout formés lors du dernier stade. Nos données obtenues en diffraction X et avec une microsonde électronique montrent que les oxydes contenant Mn4+ (hollandite, pyrolusite, ramsdellite, romanèchite et cryptomélane) associés aux oxydes de Fe3+ (goéthite et hématite) sont les principaux minéraux du minerai. Calcite, opale, barite, et des quantités moindres de fluorite, quartz et “calcédoine” sont les espèces prédominantes dans la gangue. D’après les inclusions fluides, la minéralisation était associée à des solutions aqueuses de faible salinité à une température d’environ 125°C. Les données isotopiques fondées sur plusieurs échantillons de calcite (δ13C, δ18O) et de barite (δ34S, δ18O) démontrent la dominance de l’eau météorique dans la phase fluide hydrothermale. La composition chimique des oxydes de manganèse étayent l’hypothèse d’un système épithermal développé dans un contexte continental.

(Traduit par la Rédaction)

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