Abstract

The Majuagaa kimberlite dike in the Maniitsoq region, southern West Greenland, is 564 Ma old, 2.5 km long, and up to 2 m wide. It is well exposed and very fresh, allowing detailed petrographic and chemical investigations. Little or no serpentinization is observed, and primary petrographic characteristics and grain morphologies are preserved. The dike is diamondiferous and carries xenoliths (up to 30 cm), megacrysts and macrocrysts characteristic of kimberlite. On the bases of the paragenesis and compositions of groundmass phlogopite, geikielite and Mg–Ti-enriched spinel, the dike is classified as kimberlite, despite being carbonate-rich and the apparent absence of monticellite characteristic of many occurrences of bona fide hypabyssal kimberlite. Olivine megacrysts, macrocrysts and microcrysts are all xenocrystic, whereas microphenocrysts are xenocrystic microcrysts overgrown by equilibrium olivine. Most olivine (max. 37 wt.%) is found to be xenocrystic on the basis of Ni mass balance. The average bulk composition of the melt involved in the dike compares well with Group-1 kimberlite. Corrected for xenocrystic olivine and ilmenite, the melt has the composition of a silicocarbonatite and compares with experimental melts formed at very low degrees of partial melting of CO2-bearing lherzolite.

Abstract

Le filon de kimberlite de Majuagaa, de la région de Maniitsoq, dans le sud du Groënland occidental, mis en place il y a 564 million d’années, affleure très bien sur une distance de 2.5 km et atteint une largeur de 2 m. Son caractère sain permet des études pétrographiques et géochimiques poussées. La serpentinisation est à peine visible ou pas du tout, et les caractéristiques pétrographiques primaires sont bien conservées. Le filon est diamantifère et porteur de xénolites (jusqu’à 30 cm), mégacristaux et macrocristaux caractéristiques des kimberlites. A la lumière des paragenèses et des compositions des minéraux de la pâte (phlogopite, geikielite et spinelle enrichi en Mg–Ti, la roche serait classifiée comme kimberlite, malgré son enrichissement en carbonate et l’absence apparente de monticellite, caractéristique de nombreux exemples de kimberlite subvolcanique. Les mega-cristaux, macrocristaux et microcristaux d’olivine seraient tous des xénocristaux, tandis que les microphénocristaux seraient des microcristaux xénocristiques avec surcroissance d’une olivine ayant cru à l’équilibre. La plupart de l’olivine (maximum 37% par poids) serait xénocristique selon le bilan de distribution du Ni. La composition globale moyenne du liquide impliqué dans la formation du filon se compare assez bien à celle d’une kimberlite du groupe 1. Une fois corrigée pour la présence de l’olivine et de l’ilménite xénocristiques, le magma a la composition d’une silicocarbonatite et ressemble aux bains fondus formés expérimentalement à des taux de fusion partielle très faibles d’une lherzolite carbonatée.

(Traduit par la Rédaction)

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