Abstract

Rodingite dikes occur in serpentinized harzburgites in the Koziakas ophiolite complex, western Thessaly, in Greece. On the basis of petrographic and geochemical data, a gabbroic protolith is inferred. The interaction of a H2O-rich fluid phase must have played a significant role during the metasomatic event to form the rodingites. An isocon analysis was used to investigate the chemical exchanges. They occurred under relatively oxidizing conditions and required considerable gain in Ca and losses in Si, alkalis, Mg and most of the trace elements. Titanium and the rare-earth elements were essentially immobile, pointing to the involvement of a CO2-poor solution. The geochemical characteristics of the rodingites studied are similar to analogous rocks elsewhere. A suggested T–X(CO2) path involves an aqueous fluid that produced mainly hydrogrossular, diopside and vesuvianite, whereas a late-stage externally derived influx of CO2 is required for the formation of tremolite at the expense of diopside. The reaction series occurred at temperatures considerably below 670°C.

Abstract

Des filons de rodingite recoupent les harzburgites serpentinisées du massif ophiolitique de Koziakas, en Thessalie occidentale, en Grèce. Les données pétrographiques et géochimiques indiquent un antécédant gabbroïque. Une interaction avec une phase fluide aqueuse a dû jouer un rôle important dans l’événement métasomatique responsable de la formation des rodingites. Nous avons utilisé une analyse “isocon” pour élucider les échanges chimiques. Ceux-ci ont eu lieu sous conditions relativement oxydantes et ont mené à une augmentation importante en Ca et une perte marquée en Si, alcalins, Mg, et la plupart des éléments traces. Le titane et les terres rares sont restés essentiellement immobiles, ce qui concorde avec une solution à faible teneur en CO2. Les caractéristiques géochimiques de nos rodingites ressemblent à celles des roches analogues ailleurs. Nous préconisons un tracé évolutif de la phase fluide en termes de T–X(CO2) impliquant un fluide surtout aqueux responsable de la production de l’hydrogrossulaire, du diopside et de la vésuvianite, tandis qu’une infiltration tardive de CO2 serait requise pour expliquer la formation de la trémolite aux dépens du diopside. La série de réaction s’est développée à des températures bien inférieures à 670°C.

(Traduit par la Rédaction)

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