Abstract

Samples from the Eby pottery, in Conestogo, Ontario, that have been distorted by a high degree of partial melting contain both relict temper (sand) grains, liquidus minerals (low-Ca pyroxene and calcic plagioclase with quenched morphologies), and coronal minerals formed by peritectic-like reactions between temper and melt. The coronal minerals include low-Ca pyroxene (enstatite or protoenstatite) on diopside temper, and ternary feldspar on K-feldspar temper. They only loosely constrain firing conditions (~1373, 990°C, respectively), as indicated by phase diagrams. Assuming relatively reducing conditions (QFM buffer) consistent with the dark grey color of the distorted Eby samples, modeling of melt compositions indicates that small amounts of liquidus orthopyroxene started to form at about 1150–1125°C, and was joined by plagioclase after the melt cooled to about 1050–1030°C, consistent with the results of plagioclase–melt thermometry applied to quenched crystals. In more aluminous samples, plagioclase was relatively calcic, and preceded pyroxene on the liquidus. The similarity of the bulk compositions of successfully fired and distorted Eby pottery shows that the distorted samples were casualties of uncontrolled temperatures in the kiln rather than a relatively non-refractory paste. Extensive melting of the Eby samples nonetheless occurred at temperatures near the upper part of the range commonly inferred for historical “low-fired” pottery.

Abstract

Des échantillons de poterie provenant de l’établissement Eby, à Conestogo, Ontario, rendus difformes suite à un degré élevé de fusion partielle, contiennent des reliquats de dégraissant cristallins (grains de sable), des phases formées sur le liquidus (pyroxène à faible teneur en Ca et plagioclase calcique, avec morphologies trempées), et des minéraux coronitiques formés lors de réactions de type péritectique impliquant les reliquats et le bain fondu. Parmi les minéraux coronitiques, on trouve un pyroxène à faible teneur en Ca (soit enstatite ou protoenstatite) sur diopside du dégraissant, et feldspath ternaire sur feldspar potassique du dégraissant. Ils délimitent plus ou moins les conditions de cuisson (~1373 et 990°C, respectivement), selon les diagrammes de phases. En supposant des conditions relativement réductrices (tampon QFM) compatibles avec la couleur gris foncé des échantillons difformes de poterie Eby, un modèle des compositions du bain fondu indique le début de cristallisation de faibles quantités d’un orthopyroxène sur le liquidus à environ 1150–1125°C, et le plagioclase est apparu un fois que le liquide avait refroidi jusqu’à environ 1050–1030°C, ce qui concorde avec les résultats de la thermométrie plagioclase – liquide dérivés des cristaux trempés. Dans les échantillons davantage alumineux, le plagioclase est plus riche en Ca, et a précédé le pyroxène sur le liquidus. La ressemblance des compositions globales des pièces réussies de poterie Eby et des objets difformes montre que les échantillons difformes sont des témoins de températures hors de contrôle dans le four plutôt que de compositions de pâte relativement non réfractaire. Une fusion avancée des échantillons de Eby a quand même impliqué des températures près de la partie supérieure de l’intervalle préconisé pour la poterie historique à faible cuisson.

(Traduit par la Rédaction)

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