Abstract

Dikes of pegmatitic albitite intrude serpentinized lherzolite at Urdach and Espéchère, two ultramafic Alpine-type bodies from the western Pyrénées, France. The rocks exhibit mineralogical features matching those of xenoliths containing alkali feldspar ± zircon ± corundum and associated megacrysts, found in many alkaline basaltic provinces. Geochemical and isotopic data document a mantle origin for these albitites. Their Si–Al–Na-dominated bulk-composition is similar to that of certain glass inclusions observed at a microscopic scale within peridotitic xenoliths in alkali basalts. On the basis of a comparison with experimental data, these dike rocks are interpreted as products of very-low-degree (<1%) partial melting of a harzburgite source previously enriched by carbonatite-related metasomatism. Local variations in volatile components (H2O and CO2) at the source may control the relative solubility of Al2O3 and SiO2 in mantle fluids, and may well account for the crystallization of corundum in some batches of felsic magma and its absence in others. The breakup of upper mantle domains veined by such felsic pegmatites, during ascent of later-stage basic magma generated at greater depth, might well explain the presence of xenocrysts of sodic or Na–K-rich feldspar, corundum, and zircon in alkali basalt lavas or tuffs and associated alluvial deposits.

Abstract

Des filons d’albitite pegmatitique recoupent deux massifs de lherzolite serpentinisée, à Urdach et Espéchère, sur le versant nord des Pyrénées occidentales en France. Ces roches présentent des caractères minéralogiques qui les rapprochent des assemblages à feldspath alcalin ± corindon ± zircon formant des xénolithes, voire des mégacristaux isolés dans de nombreuses provinces basaltiques alcalines. Les données géochimiques et isotopiques attestent d’une origine mantellique pour ces roches, dont la composition globale à Si–Al–Na dominants présente de fortes ressemblances avec celles de certaines inclusions vitreuses observées à l’échelle microscopique dans les xénolithes de péridotite ramonés par les basaltes alcalins. Leurs caratères géochimiques et les données disponibles en pétrologie expérimentale mènent à l’hypothèse que ces roches ont cristallisé à partir d’un liquide produit selon un très faible degré de fusion partielle (<1%) d’une source de type harzburgite préalablement enrichie par métasomatose à caractère carbonatitique. Des variations locales en composants volatils (H2O et CO2) contrôlant les solubilités relatives d’Al2O3 et SiO2 pourraient rendre compte de la cristallisation occasionnelle du corindon à partir des magmas felsiques ainsi produits. La reprise et la désagrégation de tels corps filoniens par des injections ultérieures de magma basique produit à plus grande profondeur sont susceptibles d’expliquer la présence de xénocristaux de feldspaths plutôt sodiques, corindon et zircon dans les laves ou tufs basaltiques alcalins et les dépôts alluviaux qui leur sont associés.

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