Abstract

The classification of granitic pegmatites was frequently attempted during the past century, with variable degrees of success and applicability. Internal structure, paragenetic relationships, bulk chemical composition, petrogenetic aspects, nature of parent medium, and geochemical features were applied. However, all schemes were marked by contemporary degrees of understanding of these parameters, and most attempts were hindered by ignoring differences in geological environment. Substantial progress was achieved only since the late 1970s. The classification is approached here from two directions, based on but broadened and refined from earlier works by Ginsburg and Černý. The first concept deals with geological location, leading to division of granitic pegmatites into five classes (abyssal, muscovite, muscovite – rare-element, rare-element, and miarolitic), most of which are subdivided into subclasses with fundamentally different geochemical (and in part geological) characteristics. Further subdivision of most subclasses into types and subtypes follows more subtle differences in geochemical signatures or P–T conditions of solidification, expressed in variable assemblages of accessory minerals. The second approach is petrogenetic, developed for pegmatites derived by igneous differentiation from plutonic parents. Three families are distinguished: an NYF family with progressive accumulation of Nb, Y and F (besides Be, REE, Sc, Ti, Zr, Th and U), fractionated from subaluminous to metaluminous A- and I-type granites that can be generated by a variety of processes involving depleted crust or mantle contributions; a peraluminous LCT family marked by prominent accumulation of Li, Cs and Ta (besides Rb, Be, Sn, B, P and F), derived mainly from S-type granites, less commonly from I-type granites, and a mixed NYF + LCT family of diverse origins, such as contamination of NYF plutons by digestion of undepleted supracrustal rocks.

Abstract

Il y a eu plusieurs tentatives de classification de pegmatites granitiques au cours du siècle dernier, avec un taux de réussite et une applicabilité variables. La structure interne, les relations paragénétiques, la composition chimique globale, les aspects pétrogénétiques, la nature du milieu de croissance, et les caractéristiques géochimiques ont tous été utilisés comme bases de classification. Toutefois, ces schémas ont été limités par le niveau de compréhension de ces paramètres lors de leur application, et par négligeance des différences du milieu géologique. Des progrès substantiels ont seulement été atteints depuis la fin des années 1970. La classification est abordée ici de deux directions, fondées sur les travaux antérieurs de Ginsburg et Černý, mais affinés et considérés dans un contexte élargi. Le premier concept porte sur la situation géologique, et mène à cinq classes de pegmatites granitiques: abyssale, à muscovite, à muscovite – éléments rares, à éléments rares et miarolitique), la plupart des classes étant ensuite subdivisées en sous-classes ayant des caractéristiques géochimiques (et, en partie, géologiques) fondamentalement différentes. Une subdivision plus poussée des sous-classes en types et sous-types repose sur des différences plus subtiles des traits géochimiques ou des conditions de solidification distinctes en termes de P et de T, exprimées par des assemblages variables de minéraux accessoires. Le second concept est pétrogénétique, développé pour les pegmatites dérivées par différenciation d’un parent plutonique. Nous distinguons trois familles. La famille NYF, caractérisée par l’accumulation progressive de Nb, Y et F (en plus de Be, REE, Sc, Ti, Zr, Th et U), est fractionnée à partir de granites subalumineux à métalumineux de types A et I, qui peuvent être générés par une variété de processus impliquant une croûte stérile ou une contribution du manteau. La famille hyperalumineuse LCT, reconnue par son enrichissement marqué en Li, Cs et Ta (en plus de Rb, Be, Sn, B, P et F), serait dérivée surtout de granites de type S, et à un degré moindre, de granites de type I. Enfin, il y a la famille mixte NYF + LCT d’origines diverses, par exemple une contamination des plutons NYF par digestion de roches supracrustales fertiles.

(Traduit par la Rédaction)

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