Abstract

Is the core’s chemical isolation from the mantle complete? This is an important question for the balancing of the persistently enigmatic budgets of the highly siderophile elements and PGE, to which Fleet’s work has contributed so much. On redox criteria alone, it is clear that the core and the mantle cannot be in bulk equilibrium, and therefore that there are chemical incentives for core–mantle exchange. Recent Os isotope evidence suggests that the core may indeed be leaking chemically (although some W isotope evidence does not encourage this view). Possible mechanisms of chemical transfer between core and mantle include the following. (1) Cooling of the Earth provides a temperature perturbation that affects solubility in the outer core of the oxides, sulfides, carbides, hydrides, and silicates with which inevitably the outer core becomes saturated. Cooling and buoyancy lead to a progressive transfer of liquid (or crystalline) precipitates to the mantle. Solubilities of nonmetals in the core need determination. (2) Electromagnetic effects arising from core dynamo action can also drive core–mantle transfers. Interesting phase-changes, electrowetting, and dramatic trace-element chemical fractionation effects are driven by ~1 V potentials. The electronic character of, and voltages across, the core–mantle boundary (CMB) need determination. (3) Chemical transfers can be forced by emplacement of chemically incompatible assemblages into the CMB region. The redox imbalance between the core and oxidized slab material subducted to the CMB will certainly require chemical re-adjustments, most plausibly leading to core-to-mantle transfer of mass. The current debate about whether the chemical signature seen in some plumes is recycled crust or core need not have an exclusive “either/or” resolution. Recycled material could be key in refluxing core material into the mantle.

Abstract

L’isolation chimique du noyau en présence du manteau est-elle complète? Il s’agit d’une question importante pour le bilan des budgets toujours enigmatiques des éléments fortement sidérophiles et des éléments du groupe du platine, domaines auxquels Michael Fleet a tellement contribué. En considérant seuls les critères de redox, il semble évident que le noyau et le manteau ne peuvent pas globalement être à l’équilibre, et donc il y aurait des incitations chimiques favorisant les échanges entre noyau et manteau. D’après les données récentes sur les isotopes d’osmium, le noyau pourrait bien être en train de subir des fuites, quoique certaines observations au sujet des isotopes de W ne favorisent guère ce point de vue. Parmi les mécanismes possibles de tranfert chimique entre noyau et manteau se trouvent les possibilités suivantes. (1) Un refroidissement de la Terre provoque une perturbation thermique qui affecte la solubilité dans le noyau externe des oxydes, sulfures, carbures, hydrides, et silicates avec lesquels le noyau externe devient inévitablement saturé. Le refroidissement et la flottabilité mènent à un transfert progressif de liquide ou de précipités cristallins vers le manteau. La solubilité des matériaux non-métalliques dans le noyau demeure méconnue et doit être étudiée. (2) Les effets électromagnétiques résultant de l’action de dynamo du noyau peuvent aussi favoriser les transferts entre noyau et manteau. Des transformations de phase intéressantes, le mouillage électrique et le fractionnement des éléments traces sont provoqués par des potentiels d’environ un volt. Le caractère électronique et les voltages en traversant l’interface entre le noyau et le manteau doivent faire l’objet de recherche. (3) Les transferts chimiques peuvent être imposés par la mise en place d’assemblages chimiquement incompatibles dans la zone de transition entre le noyau et le manteau. L’imbalance redox entre le noyau et les matériaux oxydés arrivés par subduction demanderont surement des réajustements chimiques, et tout probablement un transfert de masse du noyau vers le manteau. Le débat actuel à propos de la signature chimique de certains panaches, attribuée soit à la croûte recyclée ou au noyau, n’a pas besoin d’être résolu exclusivement en optant pour l’une ou l’autre des possibilités. Les matériaux recyclés pourraient bien tenir la clé favorisant le reflux des matériaux du noyau dans le manteau.

(Traduit par la Rédaction)

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