Abstract

Selected-area electron diffraction (SAED) patterns obtained on samples of the heterophyllosilicates epistolite and murmanite from Mt. Malyi Punkaruaiv, Lovozero massif, in the Kola Peninsula of Russia, invariably show broad, streaked and split diffraction-spots and reveal oriented intergrowths (syntaxy) between the two minerals and of epistolite with minor shkatulkalite (likely a heterophyllosilicate as well). These results are confirmed by X-ray single-crystal and powder-diffraction data. We show that the syntaxy is favored by the presence in epistolite, murmanite and shkatulkalite of common supercells, which leads to a systematic overlap of diffraction spots belonging to different intergrown minerals. The structure determination of epistolite and murmanite by using “single-crystal” diffraction intensities contributed also by minor intergrown phases shows substantial residual peaks of electron density and some short bond-lengths. The difficulties encountered in properly refining the structures of the main phases are related to the unresolved contributions of the minor intergrown phases to the diffracted intensities. We suggest the ideal formulae (Na,□)2{(Na,Ti)4[Nb2(O,H2O)4Si4O14](OH,F)2}•2H2O for epistolite and (Na,□)2{(Na,Ti)4[Ti2(O,H2O)4Si4O14] (OH,F)2}•2H2O for murmanite.

Abstract

Nous avons obtenu des spectres de diffraction d’électrons sur aire restreinte pour des échantillons des hétérophyllosilicates épistolite et murmanite provenant du mont Malyi Punkaruaiv, complexe alcalin de Lovozero, dans la péninsule de Kola en Russie; ils montrent dans tous les cas des taches de diffraction floues, etirées, et fendues, et révèlent des intercroissances orientées (syntaxie) entre les deux minéraux et de l’épistolite avec shkatulkalite (tout probablement aussi un hétérophyllosilicate) accessoire. Ces résultats sont confirmés par les données en diffraction X obtenues avec monocristaux et sur poudre. La syntaxie est favorisée par la présence d’épistolite, de murmanite et de shkatulkalite avec des surmailles communes, ce qui mène à une surimposition des taches de diffraction appartenant aux divers minéraux en intercroissance. La détermination de la structure de l’épistolite et de la murmanite au moyen d’intensités de diffraction à partir de “monocristaux” ayant des contributions attribuables aux quantités mineures des phases en intercroissance font preuve d’une densité résiduelle d’électrons substantielle, et des longueurs de liaisons anormalement courtes. Les difficultés rencontrées dans ces affinements de la structure des phases principales sont causées par les contributions non résolues aux intensités totales par les phases mineures en intercroissance. Nous proposons comme formules idéales (Na,□)2{(Na,Ti)4[Nb2(O,H2O)4Si4O14](OH,F)2}•2H2O pour l’épistolite et (Na,□)2{(Na,Ti)4 [Ti2(O,H2O)4Si4O14](OH,F)2}•2H2O pour la murmanite.

(Traduit par la Rédaction)

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