Abstract

Pautovite, the cesium-dominant analogue of rasvumite and picotpaulite, is a new mineral species found in the Palitra peralkaline pegmatite, Kedykverpakhk Mountain, Lovozero alkaline complex, Kola Peninsula, Russia. It is associated with belovite-(Ce), villiaumite, aegirine, ussingite, natrosilite, microcline, sodalite, potassicarfvedsonite, sérandite, nordite-(Ce), ferronordite-(Ce), bornemanite, vuonnemite, lomonosovite, vitusite-(Ce), phosinaite-(Ce), barytolamprophyllite, mangan-neptunite, manaksite, chkalovite, kapustinite, kazakovite, steenstrupine-(Ce), thorosteenstrupine, bario-olgite, nalipoite, sphalerite, löllingite, wurtzite, bartonite, chlorbartonite, and zakharovite, among others. Pautovite occurs in a hydrothermal assemblage as crudely prismatic to acicular crystals up to 120 μm long and up to 15 μm thick, typically forming subparallel overgrowths on belovite-(Ce). Twinning was not observed. Pautovite is opaque, dark steel-grey with a strong metallic luster, becoming dull black on exposure to moist air. It is flexible. Cleavage is perfect on {110}, and the fracture is splintery. D(calc.) equals 3.85(1) g/cm3. The density and hardness could not be measured, and the streak could not be observed because of the minute size of the crystals. In reflected light, pautovite is strongly bireflectant, with distinct pleochroism from greyish white to grey with a slight pinkish tint. The anisotropy is strong in pale brownish tints. No internal reflections were observed. Reflectance values (λ in nm: R1, R2, in %); measured in air (SiC standard) are: 470: 14.0, 24.6; 546: 14.7, 23.5; 589: 15.2, 24.6; 650: 16.0, 27.1; values are presented for the interval 400–700 nm. A chemical analysis by electron microprobe gave: K 0.21, Rb 1.31, Cs 36.12, Tl 0.50, Fe 33.80, S 28.85, total 100.79 wt.%. The empirical formula, based on a sum of six atoms, is (Cs0.91Rb0.05K0.02Tl0.01)∑ 0.99Fe2.02S2.99. The idealized formula is CsFe2S3, which requires: Cs 39.00, Fe 32.78, S 28.22 wt.%. Pautovite is orthorhombic, Cmcm (by analogy with other representatives of the rasvumite structure-type, including synthetic CsFe2S3). Unit-cell dimensions: a 9.477(4), b 11.245(4), c 5.485(2) Å, V 584.5(6) Å3, Z = 4. The strongest lines of the X-ray powder diagram [d in Å (I)(hkl)] are: 4.69(30)(200), 4.28(20)(111), 2.981(100)(221), 2.723(40)(002), 2.003(30)(312,151,421), 1.910(60)(042, 060), 1.785(30)(402), and 1.565(40)(313). The name honors Leonid A. Pautov (b. 1958), in recognition of his studies of minerals by physical methods. Both the mineral and its name have been approved by the IMA Commission on New Minerals and Mineral Names (IMA no. 2004–005).

Abstract

Nous décrivons ici la pautovite, l’analogue à dominance de césium de la rasvumite et la picotpaulite, nouvelle espèce minérale découverte dans la pegmatite hyperalcaline de Palitra, mont Kedykverpakhk, complexe alcalin de Lovozero, péninsule de Kola, en Russie. Elle est associée à bélovite-(Ce), villiaumite, aegyrine, ussingite, natrosilite, microcline, sodalite, potassicarfvedsonite, sérandite, nordite-(Ce), ferronordite-(Ce), bornemanite, vuonnemite, lomonosovite, vitusite-(Ce), phosinaïte-(Ce), barytolamprophyllite, mangan-neptunite, manaksite, chkalovite, kapustinite, kazakovite, steenstrupine-(Ce), thorosteenstrupine, bario-olgite, nalipoïte, sphalerite, löllingite, wurtzite, bartonite, chlorbartonite, et zakharovite, parmi d’autres. La pautovite se présente dans un assemblage hydrothermal sous forme de cristaux grosso modo prismatiques à aciculaires atteignant 120 μm en longueur et 15 μm en largeur, typiquement en surcroissances subparallèles sur la bélovite-(Ce). Nous ne voyons aucun signe de macles. La pautovite est opaque, gris acier foncé, avec un éclat métallique prononcé, devenant noir mât en présence de l’air humide. Les cristaux sont flexibles. Le clivage est parfait sur {110}, et la fracture est en esquilles. D(calc.) est égal à 3.85(1) g/cm3. Nous n’avons pû mesurer la densité et la dureté, ou observer la rayure, à cause de la taille infime des cristaux. En lumière réfléchie, la pautovite est fortement biréflectante, avec un pléochroïsme distinct allant de blanc grisâtre à gris avec teinte légèrement rosâtre. L’anisotropie est forte en teintes brunâtres pâles. Aucune réflexion interne est évidente. Les valeurs de la réflectance (λ en nm: R1, R2, en %) mesurées dans l’air (étalon SiC) sont: 470: 14.0, 24.6; 546: 14.7, 23.5; 589: 15.2, 24.6; 650: 16.0, 27.1; nous présentons les valeurs mesurées sur l’intervalle 400–700 nm. Une analyse chimique réalisée avec une microsonde électronique a donné: K 0.21, Rb 1.31, Cs 36.12, Tl 0.50, Fe 33.80, S 28.85, pour un total de 100.79% (poids). La formule empirique, fondée sur un total de six atomes, serait (Cs0.91Rb0.05K0.02Tl0.01)∑ 0.99Fe2.02S2.99. La formule idéalisée est CsFe2S3, ce qui requiert: Cs 39.00, Fe 32.78, S 28.22%. La pautovite est orthorhombique, Cmcm (par analogie avec d’autres phases adoptant le structure de la rasvumite, y inclus le CsFe2S3 synthétique). Les dimensions de la maille élémentaire sont: a 9.477(4), b 11.245(4), c 5.485(2) Å, V 584.5(6) Å3, Z = 4. Les raies les plus intenses du spectre de diffraction X (méthode des poudres) [d en Å (I)(hkl)] sont: 4.69(30)(200), 4.28(20)(111), 2.981(100)(221), 2.723(40)(002), 2.003(30)(312,151,421), 1.910(60)(042, 060), 1.785(30)(402), et 1.565(40)(313). Le nom honore Leonid A. Pautov (b. 1958), et reconnait ainsi ses contributions à la minéralogie, surtout dans l’étude des minéraux par méthodes physiques. La nouvelle espèce et son nom ont été approuvés par la Commission des Nouveaux Minéraux et des Noms de Minéraux de l’IMA (#2004–005).

(Traduit par la Rédaction)

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