Abstract

The ijolitic pegmatites of La Madera are exposed in a quarry in Córdoba, Argentina. They occur as dykelets and dykes 0.2 to 0.5 m wide and 5 to 20 m in length, emplaced in a volcanic olivine melanephelinite of probable Late Cretaceous age. The dykes are composed of pyroxene, nepheline, analcime, devitrified glass, magnetite, phillipsite-Na, magnesiokatophorite, eckermannite, biotite, calcite and chlorite. The pyroxene is strongly zoned, with compositions grouped about four different Mg# values (80, 70, 55 and 20), showing a segmented trend of increasing alkalinity from diopside to aegirine-rich aegirine-augite. Nepheline (Ne66Ks31Qtz3) is locally replaced by zeolites in the more leucocratic dykes. Idiomorphic analcime is a locally important hydrous phase, that is invariably replaced by phillipsite-Na. Apatite and perovskite are REE- and especially Sr-enriched minerals. The devitrified glass of the mesostasis contains amygdules that are, in places, squeezed between crystals and mesostasis. The amygdules are composed dominantly of phillipsite-Na, with small quantities of calcite, and scarce chlorite, apatite and Fe-oxides, with textural relationships suggesting formation by liquid immiscibility. Textural relationships and whole-rock compositions show that the ijolitic pegmatites were formed by H2O-undersaturated, P2O5−, CO2− and incompatible-element-bearing melts that were derived by fractional crystallization of a parent olivine melanephelinite. The pegmatite-forming melt was collected and transported upward by diapiric transfer of low-density melt fractions; transport occurred in discrete units now represented by scattered segregation vesicles. These melts were emplaced and crystallized in the irregular fractures of the consolidated upper levels of the lava flow. During this process, the residual pegmatite-forming melt evolved until two immiscible fractions began to separate. One melt that led to the formation of phillipsite-Na amygdules, resembles nepheline syenite in its major-element composition. The other is represented by a more basic dark glass, K-, Fe-, Mg-, and P-enriched, and Na-, Al- and Ca-depleted compared to the leucocratic fraction.

Abstract

Nous avons étudié les pegmatites ijolitiques de La Madera, qui affleurent dans une carrière à Córdoba, en Argentine. Elles se présentent en filonnets et en filons allant de 0.2 à 0.5 m en largeur et de 5 à 20 m en longueur, mises en place dans une mélanéphélinite volcanique à olivine, probablement d’âge crétacé tardif. Les filons sont composés de pyroxène, néphéline, analcime, verre dévitrifié, magnétite, phillipsite-Na, magnésiokatophorite, eckermannite, biotite, calcite et chlorite. Le pyroxène est fortement zoné, les compositions regroupées selon quatre intervalles distincts de valeurs de Mg# (80, 70, 55 et 20), montrant une augmentation discontinue en alcalinité le long de la lignée diopside à aegirine-augite sodique. La néphéline (Ne66Ks31Qtz3) est localement remplacée par des zéolites dans les filons plutôt leucocrates. L’analcime en cristaux idiomorphes est une phase hydratée localement importante, mais qui se voit remplacée par la phillipsite-Na. L’apatite et la pérovskite sont enrichis en terres rares et surtout en Sr. Le verre dévitrifié de la pâte contient des amygdules qui semblent par endroits avoir été serrés entre cristaux et la pâte. Ces amygdules sont faites surtout de phillipsite-Na, avec de petites quantités de calcite, et ainsi que chlorite, apatite et oxydes de fer plus rares, les relations texturales nous poussant à proposer une origine par immiscibilité liquide. Les relations texturales et les compositions globales montrent que les pegmatites ijolitiques se sont formées à partir de magmas sous-saturés en H2O, et porteurs de P2O5, CO2 et d’éléments incompatibles, dérivés par cristallisation fractionnée d’une mélanéphélinite parentale à olivine. Le magma qui cristallise sous forme de pegmatite s’est concentré et a été transporté vers le haut par transfert diapirique de fractions de magma à faible densité; le transfert s’est effectué en volumes distincts représentés maintenant par des ségrégations éparses. Ces volumes de magma ont été mis en place et ont cristallisé le long de fractures irrégulières dans les parties supérieures de la coulée de lave. Au cour de ce processus, le magma a continué d’évoluer jusqu’au point où deux fractions immiscibles se sont formées. Un liquide a donné la phillipsite-Na en amygdules, ressemblant à une syénite néphélinique dans sa composition globale. L’autre serait représenté par un verre foncé, enrichi en K, Fe, Mg, et P, et appauvri en Na, Al et Ca par rapport à la fraction leucocrate.

(Traduit par la Rédaction)

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