Abstract

The San Juan de Plan deposit, in the central Pyrenees of Spain, is situated in an ankeritic horizon in Silurian black shales. The main association consists of pyrite, sulfarsenides, diarsenides, and Co triarsenides (skutterudite), as well as a late stage consisting of cobaltite, Fe, Cu and Bi sulfides and native Bi. The sulfarsenides are arsenopyrite, alloclasite, members of the gersdorffite–cobaltite solid-solution series, arsenic-rich gersdorffite and cobaltite, whereas the diarsenides range from rammelsbergite to safflorite. Rammelsbergite is characterized by a composition within the range (Ni0.71–0.97Co0.02–0.29Fe0.00–0.02)As1.75–2.01S0.00–0.26, exceeding the theoretical value (As1.93S0.07) given by Yund (1962). Two generations of the gersdorffite–cobaltite solid-solution series have been found on the basis of textural features and chemical composition; the first, (Co0.10–0.77Ni0.07–0.80Fe0.03–0.58)As0.95–1.27S0.75–1.06, shows a positive correlation between S and Fe contents, and between Co and As contents, whereas the second one, (Co0.02–0.91Ni0.02–0.96Fe0.00–0.28)As0.99–1.38 S0.67–1.01, exhibits a considerable compositional field in the Fe-poor region of the system CoAsS–NiAsS–FeAsS, providing evidence of extensive substitution of Co by Ni, with a positive correlation between As and Ni contents. Arsenic-rich gersdorffite displays a broad range of As and S mutual substitution, (Ni0.65–0.98Co0.02–0.27Fe0.00–0.06)As1.37–1.83S0.22–0.64, exceeding the experimental value of NiAs1.77S0.23 reported by Yund (1962). The presence of alloclasite and the extent of the solid-solution fields of the cobaltite–gersdorffite series suggest that the main assemblage of minerals at the San Juan de Plan deposit formed at temperatures as high as 600°C.C. Preliminary geothermometric data obtained on graphite support such a high temperature.

Abstract

Le gisement de San Juan de Plan, situé dans les Pyrénées centrales de l’Espagne, se trouve dans un couche ankéritique d’une séquence de shales noirs d’âge silurien. Le minerai est fait surtout de pyrite, de sulfarséniures, de diarséniures et de triarséniures de cobalt (skutterudite), de même que de cobaltite, de sulfures de Fe, Cu et Bi, et de bismuth natif, déposés tardivement. Parmi les sulfarséniures se trouvent arsénopyrite, alloclasite, des membres de la solution solide gersdorffite–cobaltite, la gersdorffite et la cobaltite enrichies en arsenic, tandis que les diarséniures vont de la rammelsbergite à la safflorite. La rammelsbergite possède une composition dans l’intervalle (Ni0.71–0.97Co0.02–0.29Fe0.00–0.02)As1.75–2.01S0.00–0.26, et dépasse ainsi la valeur théorique attribuée par Yund (1962), (As1.93S0.07). Nous avons trouvé deux générations de compositions faisant partie de la série gersdorffite–cobaltite, comme en témoignent les attributs texturaux et la composition chimique; la première, (Co0.10–0.77Ni0.07–0.80Fe0.03–0.58)As0.95–1.27S0.75–1.06, fait preuve d’une corrélation positive entre les teneurs en S et Fe, et en Co et As, tandis que la seconde, (Co0.02–0.91Ni0.02–0.96Fe0.00–0.28)As0.99–1.38 S0.67–1.01, possède une étendue considérable du champ de compositions dans la région pauvre en Fe du système CoAsS–NiAsS–FeAsS, montrant ainsi un remplacement important du Co pour le Ni, avec une corrélation positive entre les teneurs en As et en Ni. La gersdorffite riche en arsenic montre en fait une variabilité importante de As et de S, sur l’intervalle (Ni0.65–0.98Co0.02–0.27Fe0.00–0.06)As1.37–1.83S0.22–0.64, dépassant ainsi la valeur expérimentale proposée par Yund (1962), NiAs1.77S0.23. La présence de l’alloclasite et l’étendue du phénomène de solutions solides des séries cobaltite–gersdorffite font penser que l’assemblage principal des minéraux du gisement de San Juan de Plan s’est formé à une température élevée, possiblement 600°C. Des données géothermométriques préliminaires fondées sur le graphite concordent avec une telle température élevée.

(Traduit par la Rédaction)

You do not currently have access to this article.